Le projet de gazoduc Nigéria–Maroc franchit une nouvelle étape avec le passage effectif du fleuve Niger, marquant la progression des travaux vers le nord du Nigéria.
C’est ce qu’a annoncé mercredi le président du Sénat nigérian, Godswill Akpabio, lors d’une rencontre à Abuja avec l’ambassadeur du Maroc, Moha Ouali Tagma, accompagné de son adjoint Marouan Abousif. Il a qualifié cette avancée de « décisive » pour le projet, présenté comme un pilier stratégique de la coopération entre les deux pays.
Traversant plus de 7 000 kilomètres le long de la côte ouest-africaine, le gazoduc ambitionne de relier les réserves de gaz nigérianes à l’Afrique du Nord puis à l’Europe. Le franchissement du fleuve Niger représentait l’un des défis techniques majeurs du tracé.
« Les difficultés initiales sont surmontées et les travaux progressent désormais vers le nord », a déclaré M. Akpabio, saluant un projet porteur de stabilité énergétique et d’intégration économique régionale. Il a réaffirmé l’engagement du Nigeria aux côtés du Maroc et appelé à des actions concrètes pour renforcer cette coopération, notamment par l’accueil prochain d’une délégation d’hommes d’affaires marocains à Abuja.
Le président du Sénat a également salué les investissements marocains, en particulier dans le secteur des engrais, estimés à 1,5 milliard de dollars dans son État. Le Maroc, a-t-il souligné, est devenu un partenaire privilégié des entrepreneurs nigérians.
De son côté, l’ambassadeur Tagma a mis en avant la complémentarité entre les deux pays et la nécessité d’un dialogue parlementaire structuré. Il a transmis une invitation officielle à une délégation nigériane pour une visite à Rabat afin de renforcer les liens institutionnels.
La rencontre s’est achevée sur une note optimiste, les deux parties convenant que les relations entre le Maroc et le Nigeria sont désormais portées par des projets concrets et une volonté politique forte.
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