L’Iran et la Nouvelle-Zélande se sont partagé les points, mardi à Los Angeles, dans l’un des matchs les plus ouverts du début de la Coupe du monde 2026. Menée à deux reprises, la Team Melli a trouvé les ressources nécessaires pour arracher un match nul (2-2) dans un groupe G désormais totalement relancé.
La Nouvelle-Zélande a longtemps cru tenir une première victoire historique en Coupe du monde. Plus agressifs dans les transitions et très efficaces autour de Chris Wood, les All Whites ont ouvert le score dès la 7e minute par l’intermédiaire d’Elijah Just, servi par leur capitaine. L’Iran a répondu à la 32e minute grâce à Ramin Rezaeian, à l’affût après une frappe contrée de Shahriar Moghanlou.
Le même scénario s’est répété après la pause. Elijah Just a redonné l’avantage aux Néo-Zélandais à la 54e minute, encore sur un service de Chris Wood, confirmant son statut d’homme du match côté All Whites. Dix minutes plus tard, Mohammad Mohebi a égalisé de la tête sur un centre de Rezaeian, décisif sur les deux buts iraniens.
La rencontre, disputée au Los Angeles Stadium, nom FIFA du SoFi Stadium d’Inglewood, s’est jouée devant plus de 70 000 spectateurs, dans une atmosphère marquée par la forte présence de la diaspora iranienne et par des signes visibles de tensions politiques autour de la sélection. Certains supporters ont manifesté leur opposition au gouvernement iranien, tandis que la majorité du public a soutenu les joueurs de la Team Melli durant la rencontre.
Sur le terrain, aucune des deux équipes n’a véritablement pris le dessus. L’Iran s’est montré plus entreprenant, avec 17 tirs contre 14 pour la Nouvelle-Zélande, et a terminé plus fort, notamment dans le dernier quart d’heure. Les Néo-Zélandais ont toutefois été plus précis, avec huit tirs cadrés contre quatre pour l’Iran, et ont constamment mis en difficulté la défense adverse grâce au jeu d’appui de Wood et aux appels de Just.
Les Iraniens ont cru pouvoir faire la différence avant la pause, mais un but d’Ali Nemati a été refusé pour une position de hors-jeu. En fin de match, la pression iranienne s’est intensifiée, avec plusieurs situations dangereuses dans la surface néo-zélandaise. Ryan Thomas a notamment sauvé les All Whites lors d’une ultime séquence dans le temps additionnel. Chris Wood a également eu une occasion de la tête dans les dernières minutes, sans parvenir à offrir la victoire à son équipe.
Ce match nul laisse des regrets aux deux camps. L’Iran, 20e au classement FIFA avant le tournoi, visait une victoire face à l’équipe la moins bien classée du groupe. La Nouvelle-Zélande, 85e mondiale, reste quant à elle sans victoire en Coupe du monde, mais confirme sa capacité à rivaliser dans une poule relevée après seize ans d’absence de la compétition.
Le résultat maintient les quatre équipes du groupe G à égalité avec un point, après le nul entre la Belgique et l’Égypte. L’Iran devra désormais affronter la Belgique, tandis que la Nouvelle-Zélande retrouvera l’Égypte avec l’espoir de transformer cette prestation encourageante en un résultat historique.
MD/te/Sf/APA






