La Commission des communications du Nigéria (NCC) a inauguré à Lagos son tout premier atelier annuel à l’intention des procureurs généraux, dans le but de renforcer la coopération entre les sphères juridique et technologique du pays.
Ouvrant les travaux de l’atelier de deux jours autour du numérique, le vice-président exécutif et directeur général de la Commission des communications du Nigéria (NCC), Dr Aminu Maida, a qualifié l’initiative de « jalon important » vers une meilleure adaptation des cadres juridiques aux évolutions rapides du secteur des communications.
Pour Dr Maida, aucun secteur – particulièrement celui des communications, en constante mutation et d’influence croissante – ne peut être régulé efficacement de manière isolée. Il a salué la présence du procureur général de la Fédération et ministre de la Justice, M. Lateef Fagbemi (SAN), qu’il a présenté comme un gage de l’engagement du gouvernement fédéral en faveur de la cohérence des politiques publiques et de la coopération interinstitutionnelle.
Il a rappelé que les procureurs généraux, en tant que conseillers juridiques principaux dans leurs États, jouent un rôle central dans l’élaboration de lois et de politiques favorisant le développement national et la croissance inclusive.
Évoquant le parcours du secteur nigérian des communications – de la libéralisation du marché au début des années 2000 à la régulation des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle et l’Internet des objets (IoT) – Dr Maida a souligné les défis persistants : manque de clarté réglementaire, multiplicité des taxes, et protection des infrastructures critiques.
Il a indiqué que l’atelier visait notamment à :
-Réviser la Loi de 2003 sur les communications afin de l’aligner sur les réalités numériques actuelles,
-Simplifier le régime fiscal pour mettre fin aux prélèvements multiples et contradictoires,
-Résoudre les conflits de compétence entre agences fédérales et autorités étatiques.
Avec la reconnaissance des infrastructures de communication comme Infrastructures critiques d’information (CNII), la NCC est désormais appelée à renforcer sa collaboration avec le Bureau du conseiller à la sécurité nationale et d’autres parties prenantes stratégiques.
Dr Maida a insisté sur l’importance d’une approche intégrée du gouvernement pour relever les défis réglementaires, techniques et juridiques de la transformation numérique.
« Les procureurs généraux ont un rôle clé à jouer, non seulement en interprétant les lois, mais aussi en contribuant à façonner un environnement juridique propice à l’innovation technologique et à une gouvernance moderne », a-t-il affirmé.
Qualifiant cet atelier de « point de départ », il a exprimé l’espoir qu’il devienne un rendez-vous annuel incontournable, réunissant juristes et régulateurs pour échanger, proposer des solutions concrètes et soutenir l’innovation.
En conclusion, Dr Maida a souhaité la bienvenue à tous les participants et formulé le vœu que les travaux débouchent sur des recommandations solides en faveur d’une inclusion numérique accrue et d’une connectivité durable pour le Nigeria.
Le thème de l’atelier – « Construire et promouvoir une synergie dans la régulation des communications pour la transformation numérique du Nigéria », incarne, selon lui, la conviction que la collaboration n’est plus une option, mais une nécessité absolue.
GIK/lb/te/Sf/APA





