Le Conseil supérieur de la communication (CSC) sanctionne Canal+ International pour non-respect de ses obligations conventionnelles relatives à la diffusion en clair des chaînes publiques burkinabè, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB), ce mercredi.
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a infligé une amende de 50 millions de francs CFA à la société Canal+ International pour non-respect de ses engagements contractuels liés à l’accessibilité des chaînes publiques nationales sur le territoire burkinabè.
Selon une décision datée du 12 juin 2026 et signée par le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, l’opérateur audiovisuel est accusé de ne pas avoir rendu effective la diffusion « en clair » des chaînes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), y compris après expiration des abonnements, sans condition ni procédure supplémentaire telle que l’envoi de SMS.
Cette obligation découle d’une convention signée le 14 février 2025 entre le régulateur et Canal+ International. Malgré un délai d’adaptation technique et une mise en demeure en avril 2025, le CSC affirme avoir constaté la persistance de restrictions d’accès, notamment l’exigence d’une activation par message SMS pour bénéficier de la gratuité des chaînes publiques.
L’instance de régulation, qui s’est autosaisie du dossier, estime que l’ultimatum fixé au 11 juin 2026 n’a pas été respecté, ce qui constitue « une violation des termes de la convention et un manque de volonté dans l’exécution d’un engagement majeur », selon les termes de la décision.
Canal+ International dispose désormais de 30 jours pour s’acquitter de l’amende auprès du Trésor. Un délai supplémentaire de 30 jours lui est également accordé pour lever tous les obstacles à l’accès libre aux chaînes de la RTB, sans aucune condition technique ou SMS.
À défaut, le groupe audiovisuel s’expose à des sanctions plus sévères, prévient le régulateur.
Cette décision intervient environ un mois après la suspension de la diffusion des programmes de TV5 Monde au Burkina Faso, décidée par le CSC à la suite d’accusations liées à la désinformation et à l’apologie du terrorisme lors de la couverture d’attaques au Mali.
Ho/Sf/APA






