Le gouvernement nigérian a été félicité pour la transparence et l’automatisation du cycle d’octroi des licences pétrolières 2025, une réforme jugée essentielle pour restaurer la confiance des investisseurs et dynamiser le secteur des hydrocarbures.
Le Conseil nigérian de la Société des ingénieurs pétroliers (SPE) a salué la reconnaissance de la transparence et de l’automatisation du processus d’octroi des licences pétrolières, estimant qu’elle marque une avancée majeure dans le développement du secteur amont, conformément aux dispositions de la loi sur l’industrie pétrolière (PIA).
Lors d’une conférence de presse à Lagos en prélude à la 49ᵉ Conférence et exposition internationale annuelle du Nigéria (NAICE 2026), le président du Conseil nigérian de la SPE, Francis Nwaochei, a félicité le gouvernement fédéral, le ministère des Ressources pétrolières ainsi que la Commission nigériane de réglementation du secteur amont pétrolier pour leurs efforts en faveur d’un cadre plus attractif pour les investissements.
Selon lui, l’attribution de 37 blocs pétroliers et gaziers à 31 soumissionnaires retenus ouvre de nouvelles perspectives pour l’industrie nigériane. Il a toutefois insisté sur la nécessité de transformer ces actifs en capacités de production durables grâce à l’innovation technologique, à une meilleure gestion des réservoirs et à des investissements continus.
Placée sous le thème « Prospérer dans un paysage énergétique mondial en mutation : croissance collaborative et résilience », l’édition 2026 du NAICE devra notamment examiner les défis liés à la sécurité énergétique, à la transition écologique et à la compétitivité du secteur africain.
Francis Nwaochei a rappelé que les entreprises locales jouent désormais un rôle croissant dans l’industrie pétrolière nigériane, produisant environ 60 % de la production nationale, après le retrait progressif de certaines majors internationales des actifs terrestres.
Il a appelé les opérateurs nigérians à renforcer leurs capacités techniques, financières et opérationnelles afin d’assurer une gestion efficace des actifs stratégiques transférés. Il a également plaidé pour l’accélération du développement des raffineries privées et modulaires afin de faire du Nigéria un pôle régional de raffinage.
Pour atteindre l’objectif national de production fixé à trois millions de barils de pétrole par jour d’ici 2030, le responsable de la SPE estime nécessaires le développement de nouveaux champs, l’exploitation accrue des ressources en eaux profondes, la valorisation du gaz naturel et l’augmentation de la production de condensats.
Il a par ailleurs souligné l’importance du futur rôle de la Banque africaine de l’énergie dans le financement des projets énergétiques sur le continent.
La protection des infrastructures pétrolières et gazières demeure également une priorité, a-t-il indiqué, appelant à renforcer l’usage des technologies numériques, la surveillance intelligente des pipelines et l’application effective des mécanismes de développement des communautés hôtes prévus par la législation pétrolière.
Le NAICE 2026 réunira des acteurs majeurs de l’industrie autour de conférences, d’ateliers techniques et de sessions consacrées notamment à l’intelligence artificielle, aux opérations en eaux profondes, aux technologies de forage, à la capture du carbone et à la transition énergétique. Plus de 600 travaux techniques évalués par des pairs sont attendus lors de cette rencontre.
GIK/fss/te/Sf/APA







