La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) du Tchad a publié ce mercredi un communiqué de presse dans lequel elle prend acte de la décision du gouvernement tchadien de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), conformément à la procédure prévue par l’article 127 du Statut de Rome, tout en demandant un renforcement du système judiciaire national.
Dans un communiqué signé par son président, Belngar Larmé Jacques, la CNDH réaffirme l’importance de la lutte contre l’impunité, de la consolidation de l’État de droit et du renforcement des mécanismes de justice, qu’elle présente comme des piliers de la stabilité, de la paix durable et de la protection des droits fondamentaux.
En prenant acte de la décision prise par les autorités tchadiennes de se retirer de la CPI, l’institution de défense des droits humains encourage par ailleurs au renforcement des capacités du système judiciaire national, notamment en matière d’indépendance, d’efficacité et d’accessibilité, afin de consolider la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires.
Elle rappelle également que le Tchad reste engagé dans le cadre des instruments juridiques africains relatifs aux droits de l’homme, à la justice et à la coopération judiciaire, et réaffirme son attachement au dialogue institutionnel avec l’ensemble des acteurs nationaux, régionaux et internationaux.
Cette prise de position intervient deux jours après l’annonce officielle du retrait tchadien, notifiée le 27 juillet aux Nations Unies.
Ce retrait prendra effet le 27 juillet 2027, un an après la réception de la notification, le Tchad restant tenu de coopérer avec la Cour jusqu’à cette date.
Le gouvernement tchadien justifie sa décision par un bilan jugé insuffisant de la CPI depuis sa création en 2002, pointant une activité jugée disproportionnellement concentrée sur les États africains.
Le Tchad rejoint ainsi le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui avaient déjà annoncé leur départ de l’institution.
CA/ac/Sf/APA







