Ecobank Côte d’Ivoire, un établissement bancaire panafricain, met en garde ses clients contre une recrudescence des arnaques basées sur le clonage vocal, prévenant que désormais « une voix familière n’est plus une preuve d’identité », dans une note diffusée ce mardi 28 juillet 2026.
Les fraudeurs exploitent notamment les progrès de l’Intelligence artificielle (IA) pour piéger les usagers. Grâce à cette technologie, ils parviennent à reproduire la voix de managers, de collègues ou de proches avec un réalisme saisissant.
Le scénario est souvent le même : la victime reçoit un appel d’un interlocuteur à la voix parfaitement imitable, exigeant un paiement urgent ou la divulgation de données ultra-confidentielles comme un mot de passe, un code PIN ou un code OTP (mot de passe à usage unique).
La banque détaille avec précision le mode opératoire des cybercriminels, indiquant qu’« aujourd’hui, une voix familière peut être clonée grâce à l’Intelligence artificielle, à partir de vidéos, de messages vocaux ou de réunions en ligne ».
Pour réussir ce tour de force et inspirer une confiance aveugle, les fraudeurs collectent également des échantillons sonores à partir de vidéos publiées sur les réseaux sociaux, des échanges avec des proches ou lors d’une conférence.
Face à cette menace invisible mais redoutable, Ecobank Côte d’Ivoire invite ses clients à la plus grande vigilance et recommande de « ne pas se fier uniquement à une voix familière ». Elle alerte que la cybercriminalité a franchi un nouveau palier technologique.
Pour faire barrage à ces escroqueries sophistiquées, l’institution financière recommande d’identifier plusieurs signaux d’alarme majeurs avant d’agir, notamment un sentiment d’urgence pressant, des demandes de virements ou de données confidentielles, des incitations à contourner les procédures habituelles, l’exigence d’un secret absolu ou encore l’impossibilité d’authentifier l’appel.
La banque rappelle qu’un simple temps de réflexion et un contre-appel via un numéro officiel ou habituel permettent généralement de déjouer ces tentatives de fraude de nouvelle génération opérées via l’intelligence artificielle.
AP/APA







