Les présidents tunisien Kaïs Saïed et égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération entre leurs pays, lors d’un entretien téléphonique consacré aux relations bilatérales et aux crises régionales, a annoncé la présidence tunisienne.
Les deux chefs d’État égyptien et tunisien ont passé en revue, lors d’un entretien téléphonique mardi, les relations «historiques» entre la Tunisie et l’Égypte ainsi que les moyens de les développer dans l’ensemble des domaines, selon un communiqué officiel publié à Tunis. Aucun secteur prioritaire, calendrier de travail ou nouvel accord n’a toutefois été précisé.
Kaïs Saïed a affirmé que la sécurité de l’Égypte constituait une composante essentielle de la sécurité du monde arabe. Il a estimé que les pays de la région devaient renforcer leur unité afin de répondre collectivement aux tensions politiques et sécuritaires qui les entourent.
Le président tunisien a également défendu l’idée d’un «nouvel ordre humain» destiné, selon lui, à remplacer un ordre mondial qu’il juge injuste et lourd de conséquences. Cette position a été présentée par la présidence comme l’expression d’une volonté commune des deux dirigeants, sans que les contours institutionnels ou diplomatiques de cette orientation soient détaillés.
L’entretien a aussi porté sur la situation dans les territoires palestiniens et sur la crise libyenne. Kaïs Saïed et Abdel Fattah al-Sissi ont réaffirmé leur attachement aux droits du peuple palestinien et soutenu qu’aucune issue durable ne pouvait être imposée en Libye sans l’implication directe des Libyens.
Les deux présidents ont insisté sur la nécessité de préserver l’unité territoriale de la Libye, estimant que sa population était en mesure de parvenir à une solution conforme à ses aspirations. Tunis et Le Caire suivent étroitement ce dossier, qui figure parmi les principales préoccupations sécuritaires de l’Afrique du Nord.
Kaïs Saïed a enfin renouvelé son invitation à Abdel Fattah al-Sissi à effectuer une visite officielle en Tunisie. La date doit être arrêtée d’un commun accord «dans les plus brefs délais», selon la présidence tunisienne, qui n’a pas fourni d’autres précisions sur le programme envisagé.
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