La RTB, Sidwaya et l’AIB ont exhorté, jeudi, les internautes burkinabè à éviter les discours haineux sur les réseaux sociaux, tout en rappelant le risque de poursuites judiciaires.
Les principaux médias publics burkinabè ont lancé, vendredi, un appel à la « responsabilité numérique citoyenne », face à la multiplication des propos haineux diffusés sur les plateformes numériques.
Dans une déclaration conjointe signée par les directeurs généraux de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB), Galip Somé, des Éditions Sidwaya, Assetou Badoh, et de l’Agence d’information du Burkina (AIB), Enock Kindo, les responsables dénoncent la recrudescence de contenus jugés injurieux, diffamatoires ou susceptibles de nuire à la cohésion sociale.
« L’espace numérique n’étant pas une zone de non-droit, chaque publication, commentaire, mention “j’aime” ou partage engage la responsabilité pénale de son auteur », souligne le communiqué.
Les signataires estiment que les plateformes numériques des médias publics doivent demeurer des « espaces d’échanges constructifs » et non devenir des « vecteurs de division » ou de propagation de discours haineux.
Le texte précise également que tout internaute auteur de contenus malveillants ou haineux verra son compte « systématiquement banni », sans exclure d’éventuelles poursuites judiciaires.
Cet appel intervient dans un contexte de fermeté accrue des autorités à l’égard des infractions commises sur les réseaux sociaux.
Plus tôt vendredi, le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga I avait annoncé que plus de 50 personnes étaient recherchées pour des faits liés aux discours de haine et aux appels à la violence en ligne.
Les médias publics ont enfin invité les citoyens à privilégier « une communication responsable », fondée sur « la dignité, le respect, la tolérance et la solidarité ».
HO/te/Sf/APA






