Près de 200 habitants de Zegonta et Ndongue, deux localités de la sous-préfecture de Bouar, ont participé le 15 septembre 2026 à une campagne de sensibilisation à la cohésion sociale conduite par la MINUSCA et les autorités locales, sur fond de conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs et d’inquiétudes liées à certaines activités criminelles impliquant des jeunes.
Situées respectivement à 25 et 42 kilomètres de Bouar, Zegonta et Ndongue ont accueilli cette initiative destinée à promouvoir le dialogue, prévenir les conflits et renforcer la coexistence pacifique entre les différentes composantes des communautés.
Le sous-préfet de Bouar, Jean-Michel Bouaka, qui a conduit la mission, a indiqué que la campagne vise notamment à rechercher des solutions durables aux différends liés à la destruction des cultures par les troupeaux.
« Il nous a été signalé de nombreux conflits liés à la destruction des champs par les troupeaux à Ndongue et à Zegonta », a-t-il expliqué, faisant également état d’incidents impliquant certains jeunes et de la faible participation de certains éleveurs aux réunions communautaires.
À Zegonta, les échanges ont principalement porté sur les tensions entre agriculteurs et éleveurs. Les participants ont relevé que la destruction des cultures constitue l’une des principales sources de différends entre les deux communautés.
Les représentants des éleveurs ont, de leur côté, exprimé leur volonté de privilégier le dialogue et de rechercher des solutions consensuelles en cas de dégâts causés aux cultures.
À Ndongue, les discussions ont davantage porté sur des actes de criminalité attribués à certains jeunes et sur la consommation de substances illicites, notamment le chanvre indien, présentées par les participants comme des facteurs de fragilisation de la sécurité et de la cohésion sociale.
Martine Mbangue a appelé les jeunes à renoncer aux comportements violents et à la consommation de chanvre indien, tout en invitant les chefs de village à renforcer leur implication dans la prévention de ces pratiques.
Au terme de la mission, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment la mise en place d’initiatives de médiation par les maires et les chefs de village, la création de comités locaux de gestion des conflits et le recours aux autorités administratives ainsi qu’aux services techniques de l’élevage et de l’agriculture en cas de litige.
À travers cette campagne, la MINUSCA et les autorités locales entendent renforcer les mécanismes communautaires de prévention des conflits et favoriser le dialogue entre agriculteurs, éleveurs et jeunes dans les localités de Ndongue et Zegonta.
TE/APA





