Le gouvernement marocain et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, ce jeudi 17 septembre 2026 à Rabat, deux accords de financement d’un montant total de 405 millions d’euros destinés à valoriser le capital humain et à moderniser les infrastructures ferroviaires du Royaume.
Dans de cadre d’un accord global Maroc/BAD à hauteur de 405 millions d’euros, le premier prêt d’un montant de 205 millions d’euros financera le Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF). Il vise notamment à renforcer la capacité et la performance du corridor Kénitra-Marrakech, à travers l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) et la modernisation des infrastructures existantes. L’objectif est d’améliorer la mobilité entre les principaux pôles économiques et urbains, tout en renforçant la connectivité territoriale et la compétitivité logistique du Royaume.
Le second accord, de 200 millions d’euros, est consacré au programme « Cap Compétences 2030 ». Ce financement doit contribuer à améliorer et diversifier l’offre de formation professionnelle, notamment grâce à la digitalisation des services, au développement de l’apprentissage et au renforcement des dispositifs d’insertion sur le marché du travail. Le programme cible particulièrement l’accès des jeunes et des femmes à la formation et à l’emploi.
La cérémonie de signature a réuni le responsable-pays de la Banque africaine de développement (BAD) pour le Maroc, Achraf Hassan Tarsim, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, ainsi que le directeur général de l’Office national des chemins de fer, Mohamed Rabie Khlie.
Le premier projet a pour ambition de servir la priorité absolue de l’emploi en mobilisant tous les moyens nécessaires pour faire des jeunes de véritables moteurs de création de valeur alors que le second porte sur l’extension de la ligne à grande vitesse LGV, a indiqué Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget.
« Ces deux accords traduisent une même ambition : préparer le Maroc de demain. En développant les compétences, dont l’économie aura besoin, et en soutenant l’extension de la ligne à grande vitesse, nous contribuons à créer davantage d’opportunités, d’emplois et de croissance durable pour le pays. Le Maroc est une référence pour l’Afrique », a souligné pour sa part Achraf Tarsim.
Cette opération permettra de renforcer la capacité et la performance opérationnelle du corridor ferroviaire Kénitra-Marrakech à travers l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) et le renforcement de l’infrastructure ferroviaire existante sur cet axe stratégique. En améliorant la fluidité des déplacements entre les grands pôles économiques et urbains du pays, le projet favorisera une mobilité plus durable et une meilleure connectivité territoriale, tout en renforçant la compétitivité logistique du Maroc. Le second accord, d’un montant de 200 millions d’euros, contribuera au financement du programme « Cap Compétences 2030 ».
Ce financement axé sur les résultats a pour objectif de renforcer la pertinence, la qualité et la diversification de l’offre de formation professionnelle, notamment à travers la numérisation des services, le déploiement de dispositifs d’apprentissage à grande échelle et l’amélioration des mécanismes d’insertion sur le marché du travail. Le programme facilitera l’accès à une offre de formation diversifiée et améliorera l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes.
Inscrites dans les priorités du Maroc et dans les Quatre Points cardinaux, la vision stratégique du Groupe de la Banque africaine de développement, ces deux opérations illustrent un engagement commun en faveur du développement du capital humain et de la modernisation des infrastructures du Royaume.
Partenaire de longue date du Maroc, l’institution panafricaine de développement a mobilisé plus de 15 milliards d’euros depuis 1978 pour financer plus de 150 projets dans des secteurs clés tels que le développement humain, l’eau, l’agriculture, l’énergie et les infrastructures de transport
AK/Sf/APA





