Le secrétaire général de l’ONU trouve la mort dans un accident d’avion alors qu’il se rend à Ndola pour tenter de négocier un cessez-le-feu dans la crise congolaise.
Le secrétaire général des Nations Unies, Dag Hammarskjöld, meurt dans la nuit du 17 au 18 septembre 1961, dans le crash de l’avion qui le transporte vers Ndola, où il doit rencontrer Moïse Tshombé, dirigeant du Katanga sécessionniste.
L’appareil, un Douglas DC-6B affrété par l’ONU, avait quitté Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa, dans la soirée du 17 septembre. Il s’écrase peu après minuit près de Ndola, alors en Rhodésie du Nord. Les 16 personnes à bord périssent finalement dans l’accident : 15 meurent sur place et le seul survivant, Harold Julien, décède quelques jours plus tard de ses blessures.
Hammarskjöld effectuait son quatrième voyage au Congo depuis le début de l’opération des Nations Unies dans le pays en 1960. Il cherchait alors à obtenir un cessez-le-feu et à favoriser un règlement de la crise liée à la sécession du Katanga.
Les circonstances du crash restent controversées. Une enquête rhodésienne avait retenu l’hypothèse d’une erreur de pilotage, tandis que la commission d’enquête de l’ONU constituée en 1961 n’avait pu déterminer la cause de l’accident, ni exclure différentes hypothèses, dont celle d’une attaque ou d’un sabotage.
La disparition de Hammarskjöld, qui dirigeait l’ONU depuis 1953, intervient alors qu’il mène l’une des principales missions diplomatiques de l’organisation en Afrique. Il reçoit à titre posthume le prix Nobel de la paix 1961.
Sf/APA





