Le projet agro-industriel de Sadio Mané au Sénégal, les relations Mali-Chine, la coopération sécuritaire Burkina-Chine et plusieurs mesures administratives et économiques occupent une place importante dans la presse ouest-africaine consultée vendredi.
Au Sénégal, Pressafrik revient sur le projet agro-industriel porté par l’international sénégalais Sadio Mané à Bambali, dans la région de Sédhiou. Le footballeur a indiqué avoir engagé 11,7 milliards de francs CFA sur fonds propres pour la construction de ce complexe destiné notamment à la transformation de la mangue et de la goyave. La pose de la première pierre est prévue samedi 19 septembre 2026. Le projet, dont la construction doit durer 18 mois, devrait avoir à terme une capacité de transformation de 10 500 tonnes de fruits et créer plus de 1 000 emplois directs, selon Sadio Mané.
Au Mali, Maliweb rapporte une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et l’ambassadeur de Chine au Mali, Li Xiang. Les échanges ont porté notamment sur les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques maliens dans l’obtention de visas chinois. Selon le ministre, cette situation résulte d’une réorganisation temporaire du service consulaire, intervenue dans le contexte de travaux routiers ayant affecté une partie de l’emprise de l’ambassade de Chine. Les deux parties ont convenu de poursuivre les consultations afin de trouver des solutions permettant de faciliter les déplacements des ressortissants des deux pays.
Au Burkina Faso, Sidwaya rend compte d’un symposium consacré à la coopération du Sud global en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique, organisé le 17 septembre par les Instituts de Shanghai pour les études internationales. Représenté par l’Institut des hautes études internationales, le Burkina Faso a participé aux discussions sur la gouvernance de la sécurité en Afrique, les mutations géopolitiques et leurs conséquences sur le continent, ainsi que les perspectives de coopération sino-africaine. La communication burkinabè a notamment insisté sur la souveraineté, la non-ingérence et la coordination entre les acteurs de la sécurité.
Au Niger, l’ANP rapporte la signature, le 17 septembre, d’un décret du président Abdourahamane Tiani portant déchéance provisoire de la nationalité nigérienne de cinq personnes. La mesure est prise en application d’une ordonnance instituant un fichier des personnes, groupes ou entités impliqués dans des actes terroristes ou d’autres infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques ou fondamentaux de la Nation. Le décret évoque notamment des faits liés à la diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public, à l’intelligence avec des puissances étrangères et à des activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques. Selon l’ANP, cette décision porte à 25 le nombre de personnes provisoirement déchues de leur nationalité depuis la création de ce fichier.
En Guinée, Africaguinee s’intéresse aux difficultés rencontrées par les voyageurs sur l’axe Labé-Koundara-Sénégal à la suite du renforcement des contrôles douaniers à la frontière de Koundara. Plus de 40 taxis seraient bloqués en raison de nouvelles exigences concernant les marchandises transportées sur leurs toits. Les douanes exigent désormais le déchargement, l’inspection, l’évaluation et la quittance des marchandises avant le passage. Cette situation entraîne des retards pour les voyageurs, dont certains affirment subir les conséquences financières de l’immobilisation des véhicules.
En Afrique de l’Ouest, Abidjan.net rapporte que la BCEAO a démenti l’authenticité d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et attribuant de faux propos à son gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou. Selon la banque centrale, la vidéo a été réalisée à l’aide d’outils d’intelligence artificielle et présente notamment une prétendue plateforme d’investissement destinée aux populations de Côte d’Ivoire. La BCEAO rappelle qu’elle ne propose aucun produit de placement, ne parraine aucune plateforme d’investissement et ne sollicite aucun versement de fonds du public.
Au Ghana, Pulse Ghana annonce l’ouverture prochaine du premier musée parlementaire du pays. L’établissement doit ouvrir ses portes au public le 22 septembre 2026 et sera accessible du lundi au vendredi, de 9h00 à 16h30, sur réservation préalable auprès du Parlement. La collection comprend notamment des photographies historiques, des documents d’archives, des objets cérémoniels et des souvenirs liés à l’histoire de l’institution parlementaire ghanéenne. Le musée est également présenté comme un espace destiné aux étudiants, chercheurs, touristes et visiteurs intéressés par l’évolution constitutionnelle et législative du Ghana.
Sf/APA





