Le ministre délégué marocain chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a jugé insuffisants les résultats des interventions publiques sur les prix de la viande, dans une prise de parole relayée le 1er septembre qui replace le pouvoir d’achat au centre du débat politique.
Le ministre marocain délégué au Budget, Fouzi Lekjaa, également membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM ), estime que les moyens mobilisés pour les interventions sur les prix de la viande n’ont pas permis d’atteindre les objectifs recherchés pour les consommateurs. Il appelle à réexaminer les réponses apportées au secteur. Cette appréciation constitue celle du ministre et ne s’accompagne pas, dans les éléments présentés, de l’annonce d’un nouveau dispositif applicable immédiatement.
Fouzi Lekjaa reconnaît plus largement l’existence d’erreurs dans l’action gouvernementale et défend leur correction. Il rappelle parallèlement que ses compétences budgétaires sont encadrées : les crédits sont arrêtés par la loi de finances, tandis que leur exécution relève des départements concernés. Son engagement partisan doit, explique-t-il, lui permettre de contribuer plus largement à l’élaboration des politiques publiques.
Ces déclarations s’inscrivent dans un débat plus large sur les moyens d’améliorer le revenu disponible des ménages. Lors d’une confrontation télévisée diffusée la semaine précédente, Omar El Hyani, de la Fédération de la gauche démocratique, avait mis l’accent sur le poids du logement, de la santé, de l’éducation et des transports. Il défend notamment une offre de location immobilière accessible et une intervention publique accrue dans les services essentiels.
El Hassan Abyaba, vice-secrétaire général de l’Union constitutionnelle, privilégie pour sa part l’entreprise, l’investissement et la concurrence, associés à une régulation publique protectrice. Il soutient une continuité sélective des politiques engagées, avec correction des dispositifs dont les résultats seraient insuffisants, plutôt qu’une remise à plat générale.
Les positions divergent ainsi sur les instruments davantage que sur la priorité affichée. La FGD insiste sur la redistribution, l’accès des PME aux marchés et la réorientation de certains investissements ; l’UC met davantage en avant la création de richesse et sa diffusion territoriale. À ce stade, ces propositions et appréciations relèvent du débat partisan : elles ne constituent pas des décisions gouvernementales nouvelles.
Ces déclarations interviennent à quelques jours des élections législatives du 23 septembre 2026 visant à renouveler l’actuelle Chambre des représentants du Maroc,
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