En phase initiale exploratoire de lithium, un groupe canadien avance sur un permis de 585 km² à Tichla, sans estimation de ressources à ce stade.
Lithium Africa Resources poursuit ses travaux d’exploration au Maroc. Le groupe canadien a achevé au deuxième trimestre 2025 des campagnes de cartographie et d’échantillonnage sur un permis de 585 km² situé à Tichla, selon un document interne relayé par des médias locaux. Le projet reste à un stade précoce, sans données publiées sur d’éventuelles ressources, mais s’inscrit dans la stratégie africaine plus large du groupe.
L’entreprise précise que ces travaux de surface constituent une première étape avant d’éventuelles campagnes de forage et d’estimation des ressources. Le document souligne que « les programmes de cartographie et d’échantillonnage de surface ont été achevés au deuxième trimestre 2025 », ajoutant que la poursuite des explorations dépendra des résultats obtenus. Aucun chiffre relatif à des ressources minérales n’est communiqué à ce stade, confirmant l’absence d’évaluation certifiée.
Le projet bénéficie d’un ancrage institutionnel via un partenariat avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), mentionné explicitement dans le document. Cette coopération fournit un cadre administratif et juridique au projet, sans que les modalités financières ne soient détaillées. Lithium Africa Resources met également en avant ses relations avec plusieurs gouvernements africains pour sécuriser l’accès aux permis et faciliter le déploiement de ses activités sur le continent.
Au-delà de l’exploration, le groupe associe le Maroc à une perspective industrielle liée à la transformation du lithium. Il indique qu’« une capacité de conversion est en cours d’émergence au Maroc, compatible avec les exigences de l’Inflation Reduction Act », suggérant une insertion potentielle dans les chaînes d’approvisionnement destinées aux marchés américain et européen. Aucun élément chiffré n’est toutefois avancé sur les capacités industrielles ou les investissements associés.
Cette projection s’inscrit dans un contexte continental où l’Afrique reste marginale dans les budgets d’exploration du lithium, avec seulement 7 % des dépenses mondiales, contre plus de 80 % concentrés dans quelques juridictions majeures. Le groupe estime néanmoins que ce positionnement peut offrir un potentiel de valorisation, en particulier dans des zones encore peu explorées comme celle de Tichla.
L’ensemble du projet marocain demeure structuré autour d’une logique progressive, combinant identification géologique, ancrage institutionnel et projection industrielle. En l’absence de données sur les ressources ou la production, le site de Tichla reste pour l’heure en phase d’exploration, avec un horizon de développement conditionné aux résultats des prochaines campagnes.
MK/AK/te/Sf/APA







