Quatre-vingt-cinq membres de la Chambre des représentants libyenne affirment que la décision sur de nouvelles taxes n’a pas été officialisée et dénoncent la diffusion d’informations erronées.
Quatre-vingt-cinq députés de la Chambre des représentants (HoR) ont indiqué que la récente information concernant l’imposition de taxes sur certains biens n’était qu’un projet de proposition soumis à discussion et n’avait pas été publiée officiellement par la présidence du Parlement. Selon le communiqué publié mardi, la diffusion de ce projet de loi sur les réseaux sociaux aurait été déformée pour faire croire à une décision contraignante de la Chambre des représentants.
Les députés ont précisé que la correspondance émise par la Commission de l’économie, dirigée par Badr Al-Nahib, « n’a aucune valeur législative ou juridique » et ne constitue pas une décision officielle de la Chambre. Ils ont tenu le gouverneur de la Banque centrale, Naji Issa, responsable de toute action entreprise sur la base de cette lettre.
Le communiqué demande le retrait immédiat de la correspondance et la suspension de toute procédure ou arrangement pouvant découler de cette information. Le projet évoquait notamment la réglementation des taxes sur la production et la consommation, les droits de douane sur certains biens d’équipement et les ventes de devises étrangères, avec une application initialement prévue pour le 18 janvier.
Cette clarification intervient dans un contexte où la circulation d’informations non vérifiées sur les mesures économiques libyennes suscite des inquiétudes sur la stabilité législative et économique du pays.
MK/Sf/APA







