Le président nigérian Bola Tinubu a chargé la Commission indépendante de lutte contre la corruption (ICPC) d’enquêter sur les activités du prétendu Conseil présidentiel de promotion de l’intervention étrangère (PFIPC), présenté comme un organisme fictif créé sans base légale ni approbation officielle.
Selon un communiqué de son conseiller spécial pour l’information et la stratégie, Bayo Onanuga, la décision d’enquêter sur un prétendu PFIPC procède de la découverte que ledit Conseil n’a jamais été créé par la présidence ou le gouvernement nigérian.
Le chef de l’État a ordonné à l’ICPC de boucler son enquête dans un délai de 30 jours et de lui remettre un rapport complet.
L’enquête vise notamment Adeniyi Adeyemi Matthew, qui se serait faussement présenté comme directeur général du PFIPC et aurait affirmé avoir été nommé par le président. Il est soupçonné d’avoir falsifié des lettres de nomination et d’autres documents officiels afin de donner une apparence de légitimité à cette structure.
D’après plusieurs sources, le suspect, recherché par la police, est actuellement en fuite. Il rejette les accusations et affirme vouloir se défendre devant les tribunaux.
La commission devra également vérifier les allégations selon lesquelles cette fausse nomination aurait servi à obtenir une reconnaissance officielle, un appui diplomatique, des facilités de visa ainsi que l’ouverture de plusieurs comptes bancaires au nom de prétendus organismes publics à l’aide de faux documents.
L’ICPC est aussi chargée d’identifier d’éventuels complices, qu’il s’agisse de fonctionnaires, d’institutions financières ou d’intermédiaires, et d’examiner les failles administratives ayant permis à cette organisation fictive d’opérer.
Le président Tinubu a demandé à tous les ministères, départements et agences fédérales de coopérer pleinement avec les enquêteurs en mettant à leur disposition les documents et informations nécessaires.
Selon la présidence, cette enquête vise à préserver l’intégrité des institutions publiques face aux cas d’usurpation d’identité, de falsification de documents et d’abus de fonction. Toute personne reconnue coupable devra répondre de ses actes devant la justice.
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