La société de capital-risque saoudo-égyptienne EDAFA ambitionne d’investir 10 millions de dollars en Égypte en 2026, dans le cadre de sa stratégie d’expansion régionale et de soutien aux entreprises à forte croissance.
Selon le dirigeant, EDAFA a investi environ 8 millions de dollars en Égypte au cours des 18 derniers mois, finançant plus de 20 startups à différents stades de développement, du pré-amorçage à la série A. Initialement, le fonds avait prévu d’allouer 13 millions de dollars sur cette période, mais il a opté pour une approche plus sélective, privilégiant les dossiers répondant à ses critères stratégiques et financiers.
« Pour cette année, nous visons environ 10 millions de dollars en Égypte, soit une croissance de plus de 25 % par rapport à l’année dernière », a déclaré Essam Aly Mostafa. Il a souligné que l’Égypte demeure un marché prioritaire, en raison de son important vivier de talents entrepreneuriaux et de la taille de son marché domestique.
Fondée comme plateforme d’investissement transfrontalière, EDAFA combine apport en capital et accompagnement opérationnel direct, se démarquant ainsi des modèles traditionnels de capital-risque. La société gère actuellement un portefeuille de 61 entreprises réparties sur plusieurs marchés de la région MENA, notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, en Jordanie et au Koweït.
Parmi ses investissements récents figure Shares, une startup égyptienne lancée en 2025 spécialisée dans la propriété fractionnée immobilière. La plateforme permet aux particuliers d’investir dans l’immobilier à partir de 500 riyals saoudiens et prévoit une expansion en Arabie saoudite, sous réserve des autorisations des autorités de régulation compétentes.
EDAFA prend généralement des participations comprises entre 5 % et 45 %, en veillant à maintenir une implication significative tout en conservant des incitations à long terme pour les fondateurs. Le fonds applique un modèle basé sur des indicateurs de performance (KPI), avec un déblocage progressif des capitaux conditionné à l’atteinte d’objectifs mesurables.
À moyen terme, l’entreprise prévoit d’étendre davantage sa présence à Oman, à Bahreïn, en Suisse, au Kenya et aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une stratégie visant à bâtir une plateforme d’investissement intégrée à l’échelle régionale.
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