La mobilisation internationale autour des cas de Foniké Menguè et de Billo Bah ravive les appels à mettre fin à l’impunité et à obtenir des réponses pour les familles des disparus.
Plus de sept millions de personnes ont été touchées par une campagne de plaidoyer lancée par « Tournons La Page Guinée » (TLP-Guinée), illustrant l’ampleur des attentes en faveur de la vérité et de la justice pour les victimes de disparitions forcées dans le pays, selon un communiqué diffusé jeudi.
L’organisation indique que cette campagne, baptisée « 40 jours pour la vérité », suscite une forte mobilisation sur les réseaux sociaux depuis le 1er juin autour des cas d’Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, de Mamadou Billo Bah et d’autres citoyens dont la disparition, signalée depuis le 9 juillet 2024, demeure sans réponse judiciaire.
Pour TLP-Guinée, l’absence d’éclaircissements sur le sort des disparus entretient un climat d’impunité et compromet les perspectives de réconciliation nationale ainsi que la confiance des citoyens dans l’État de droit. L’organisation estime qu’une réponse judiciaire crédible constitue une condition essentielle pour restaurer cette confiance.
Dans ce contexte, une table ronde internationale consacrée à « l’épidémie de disparitions forcées » en Guinée se tiendra le 9 juillet prochain à Dakar. Elle réunira des organisations de la société civile ouest-africaines, des défenseurs des droits humains et des partenaires internationaux afin de sensibiliser la communauté internationale à l’urgence de mettre fin à ces pratiques et d’obtenir justice pour les victimes.
L’initiative prévoit également la mise en place d’une plateforme numérique destinée à préserver la mémoire des disparus et à documenter les cas recensés.
À l’approche du deuxième anniversaire de la disparition de Foniké Menguè et de Billo Bah, TLP-Guinée a renouvelé son appel aux autorités dirigées par le général Mamadi Doumbouya afin qu’elles apportent des réponses aux familles et garantissent que toute la lumière soit faite sur ces affaires.
L’organisation appelle également la communauté internationale à maintenir sa vigilance face à la situation des droits humains en Guinée.
ARD/te/Sf/APA






