Les autorités marocaines ont élevé leur niveau de vigilance aux abords de Ceuta et Melilla à l’approche du 15 août, date relayée par des comptes et publications d’origine inconnue appelant à des tentatives collectives de franchissement irrégulier des frontières.
Le Maroc a déployé d’importants renforts sécuritaires dans les zones frontalières avec l’enclave espagnole de Ceuta, après la circulation, sur les réseaux sociaux, d’appels à un franchissement collectif prévu le 15 août 2026. Les autorités mettent en garde contre toute tentative de passage illégal et annoncent une coordination accrue avec Madrid.
Depuis le matin du 14 août, les points de passage de Bab Ceuta, ainsi que les plages entre Fnideq et Belyounech, font l’objet d’un important dispositif impliquant la Sécurité nationale, la Gendarmerie royale, les Forces auxiliaires et des unités des Forces armées royales. L’objectif est d’anticiper et de dissuader tout mouvement de foule, en particulier parmi les jeunes et les mineurs ciblés par les publications diffusées sur Facebook et d’autres plateformes.
Cette montée en tension fait suite à plusieurs vagues de tentatives de franchissement enregistrées ces dernières semaines, dont certaines ont impliqué des nages périlleuses vers l’enclave, avec la présence d’enfants parmi les candidats à la migration. Les autorités espagnoles avaient alors décrit une enclave «submergée», tandis que Rabat insistait sur la nécessité de lutter contre les réseaux de passeurs et les appels à la migration irrégulière.
Le ministère marocain de l’Intérieur a réitéré sa mise en garde à l’encontre des Marocains tentés de franchir illégalement la frontière, rappelant les risques humains et juridiques de telles opérations. Parallèlement, les services de sécurité marocains et espagnols ont intensifié leurs échanges opérationnels pour prévenir les incursions massives et sécuriser le tracé frontalier.
Sur le terrain, la présence policière a été renforcée aux abords du poste de Castillejos et sur les axes menant aux zones côtières sensibles. Les autorités locales appellent également les familles à dissuader les jeunes de répondre aux appels en ligne, tandis que les services sociaux et associatifs sont mobilisés pour des actions de prévention et d’information sur les dangers de la migration irrégulière.
MK/AK/ac/APA







