L’Exercice combiné maroco-américain « African Lion 2026 » a pris fin vendredi à Cap Draâ, au nord de Tan-Tan (Sud du Maroc), par la réalisation de manœuvres militaires aériennes et terrestres auxquelles ont participé des unités des Forces armées royales (FAR) et des forces américaines.
Les dernières manœuvres de l’exercice « African Lion 2026 » se sont déroulées en présence du Général de Corps d’Armée Mohammed Berrid, Inspecteur Général des FAR et Commandant la Zone Sud, et du Général d’Armée Dagvin Anderson, Commandant du Commandement Américain pour l’Afrique « AFRICOM » .
A cette occasion, les unités militaires ont exécuté des manœuvres terrestres et aériennes structurées autour de vignettes multidomaines de « défense dans la profondeur », d’ « attaque dans la profondeur » et de « contre-attaque », ce qui transforme le paradigme de génération, d’emploi et de soutien de la puissance de combat par la force interarmées. Cette édition de « African Lion » s’est distinguée par l’emploi avancé de l’Intelligence artificielle (IA) et des nouvelles technologies, notamment les systèmes C2, les systèmes anti-drones et les drones.
Dans le cadre de « la défense dans la profondeur », des opérations terrestres appuyées par l’artillerie ont été menées afin de ralentir la progression de l’ennemi potentiel, parallèlement à des manœuvres aériennes impliquant un bombardier américain B-52, appuyé par des F-16 marocains.
Pour l’« attaque dans la profondeur », des opérations terrestres appuyées par l’artillerie et des robots d’assaut ont été exécutées, lors desquelles la force combinée a exploité l’élan affaibli de l’adversaire et la dégradation de sa portée opérationnelle afin de concentrer et d’exécuter des feux et des manœuvres synchronisés multidomaines. Les forces spéciales américaines ont également mené un assaut à l’aide d’armes individuelles contre l’ennemi potentiel, avec l’engagement de véhicules d’appui-feu sans pilote, ainsi que des systèmes de fumigènes par drones.
Il a également été procédé à des frappes visant à neutraliser l’ennemi retranché sur la ligne de front, afin de permettre l’ouverture de couloirs dans le cadre des missions d’assaut et de contre-attaque, à l’aide de chars Abrams et d’unités d’infanterie embarquées sur véhicules légers, ainsi que d’importantes manœuvres au sol avec l’appui des hélicoptères Apache des Forces royales air.
Dans une déclaration à la presse, le général d’armée Dagvin Anderson a souligné que cet exercice dépasse largement sa dimension militaire, le qualifiant de « symbole du partenariat stratégique de longue date entre les États-Unis et le Maroc », ainsi que d’une reconnaissance du rôle de leadership du Royaume en Afrique et sur la scène internationale.
Il a noté que l’exercice inclut, pour la première fois, des opérations de soins médicaux à Dakhla et au Sahara marocain, mettant en avant la dimension humanitaire des activités conjointes menées par les forces américaines et marocaines en faveur de la population dans la région.
De son côté, le Colonel-major Reda Chaaib, des FAR a fait part de sa satisfaction à l’issue de cette édition de l’exercice « African Lion », qui a permis de consolider la coopération internationale, d’améliorer l’interopérabilité entre les forces partenaires et de consolider leurs capacités face à l’évolution des menaces dans un environnement mondial de plus en plus complexe.
Le Chef de mission adjoint à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, Benjamin Ziff, a souligné, pour sa part, que l’intégration de capacités autonomes et semi-autonomes aux forces conventionnelles, dans le cadre de l’exercice « African Lion », a permis aux participants de renforcer considérablement leur coopération.
En marge de la clôture de l’exercice, une cérémonie de remise du deuxième lot d’hélicoptères de combat Apache AH-64, composé de sept appareils, aux Forces armées royales a été organisée.
Les FAR avaient déjà reçu en 2025 un premier lot de six hélicoptères, intégrés à l’exercice « African Lion 2026 » où ils ont exécuté avec efficacité les missions qui leur étaient assignées.
L’exercice « African Lion 2026 » a été officiellement lancé le 27 avril à l’état-major de la Zone Sud à Agadir, et s’est déroulé dans plusieurs régions du Royaume, notamment Cap Draâ à Tan-Tan, Benguérir, Agadir, Taroudant, Dakhla et Tifnit, avec la participation de plus de 5 000 éléments issus d’environ 40 pays, aux côtés des Forces armées royales et des forces armées américaines, ainsi que d’observateurs militaires représentant 17 pays.
AK/Sf/APA







