L’exercice d’aérocombat « Chergui », conduit conjointement par les Forces armées royales (FAR) et les forces françaises, s’est achevé au Maroc, marquant une nouvelle étape dans la coopération militaire bilatérale et l’entraînement à la haute intensité en milieu désertique.
Selon un communiqué de l’état-major français, les manœuvres de l’exercice conjoint « Chergui » ont permis « d’entraîner les unités à la haute intensité » et de consolider « l’interopérabilité et la coordination opérationnelle entre les deux armées ». Les entraînements, menés dans un environnement désertique exigeant, ont mis l’accent sur la manœuvre aérienne, la coordination au sol et le soutien logistique interarmées.
L’exercice « Chergui », organisé régulièrement sur le sol marocain, illustre la coopération de défense étroite entre Rabat et Paris, fondée sur des décennies d’échanges stratégiques et d’opérations conjointes. Il s’inscrit dans le cadre du partenariat de sécurité méditerranéenne et sahélo-saharienne, où les deux pays partagent des intérêts communs en matière de lutte contre le terrorisme et de stabilité régionale.
Les autorités militaires des deux pays ont salué « la qualité des échanges et la cohésion opérationnelle » ayant marqué cette édition. Pour les FAR comme pour les forces françaises, cet exercice reflète une « même volonté d’agir ensemble pour la sécurité et la stabilité dans l’espace méditerranéen ».
Chars M1A2 Abrams marocains, hélicoptères Gazelle, Tigre et NH90 français participent à des scénarios d’engagement tactique conçus pour évaluer la coordination entre forces terrestres et aériennes. Les reliefs montagneux de l’Atlas et les conditions climatiques extrêmes d’Errachidia imposent une rigueur de chaque instant, testant à la fois la capacité d’adaptation des hommes et la résistance du matériel.
Mais «Chergui» ne se limite pas à un simple exercice d’entraînement. Il traduit la volonté des deux pays d’approfondir leur partenariat stratégique. Pour le Maroc, il s’agit de consolider son rôle régional dans la coopération sécuritaire. Pour la France, c’est une occasion de renforcer ses liens opérationnels avec un allié stable et expérimenté au Maghreb et en Afrique de l’Ouest.
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