L’exercice militaire interarmées Orion 26 s’ouvre le 8 février dans l’ouest de la France, réunissant vingt-quatre nations partenaires, dont le Maroc, autour d’un dispositif multinational de grande ampleur centré sur la coordination des forces alliées.
Lancé sous conduite française, Orion 26, auquel le Maroc prend part au sein de 24 nations, constitue l’un des plus vastes exercices interarmées organisés en Europe ces dernières années. Selon les autorités militaires françaises, les manœuvres visent à tester, à grande échelle, les capacités de commandement, de planification et de coordination des forces engagées dans un environnement de haute intensité. Le dispositif s’articule autour du groupe aéronaval français, engagé dans une phase initiale de l’exercice avant une poursuite de ses opérations vers le nord de l’Europe.
Les données officielles communiquées par l’état-major font état d’un engagement massif de moyens. Plus de 25 bâtiments de combat français et alliés sont mobilisés, accompagnés d’environ 50 aéronefs pour le seul volet aéromaritime. À cela s’ajoutent, pour les composantes aérienne et terrestre, une cinquantaine d’aéronefs supplémentaires, deux drones MALE, six systèmes de défense sol-air, une vingtaine de capteurs spatiaux, ainsi qu’un dispositif terrestre comprenant un état-major de niveau corps d’armée, trois brigades interarmes, plus de 2 150 véhicules tactiques, 40 hélicoptères et près de 1 200 drones de combat et de spécialité.
L’exercice se distingue par l’ampleur de sa participation multinationale. Quatorze pays européens y prennent part — Allemagne, Belgique, Croatie, Estonie, Espagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni et Suisse — aux côtés de trois États du continent américain, le Brésil, le Canada et les États-Unis. Trois partenaires asiatiques — Corée du Sud, Japon et Singapour — sont également engagés, de même que deux pays du Moyen-Orient, les Émirats arabes unis et le Qatar, ainsi que l’Australie et le Maroc.
Au total, plus de 12 000 militaires participent à ces manœuvres combinées, intégrant forces navales, aériennes et terrestres. La participation marocaine, explicitement mentionnée dans la liste officielle des nations associées, illustre l’implication croissante des Forces armées royales dans les exercices multinationaux conduits par la France et ses alliés. Elle s’inscrit dans un cadre de coopération militaire visant l’interopérabilité et le partage de procédures opérationnelles.
Selon les éléments de présentation de l’exercice, le scénario repose sur une construction fictive destinée à éprouver la conduite d’opérations complexes sur le continent européen.
« La France prend la tête de la coalition Orion pour assurer la défense d’un allié et préserver l’équilibre européen », indiquent les documents officiels, précisant que la montée en puissance s’effectue de manière graduelle, des actions dissimulées aux engagements de haute intensité.
MK/AK/Sf/APA







