Le gouvernement égyptien assure disposer des financements nécessaires pour maintenir la production nationale de ses intrants industriels malgré les tensions régionales.
Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly a affirmé dimanche que l’État mobilisait l’ensemble des financements nécessaires afin d’assurer l’approvisionnement en matières premières et en intrants industriels, dans un contexte marqué par l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Lors d’une réunion avec les dirigeants des fédérations industrielles et commerciales, il a assuré que « la roue de la production nationale ne s’arrêtera pas », soulignant la volonté du gouvernement de préserver la continuité de l’activité économique.
Selon les autorités égyptiennes, la situation régionale actuelle crée des pressions importantes, notamment dans le secteur énergétique et dans les chaînes d’approvisionnement. Madbouly a reconnu que l’escalade militaire constituait un défi exceptionnel pour les économies de la région, tout en affirmant que la priorité immédiate du gouvernement restait la stabilisation des marchés domestiques et le maintien de l’équilibre des prix.
« L’objectif de l’État est d’éviter toute hausse significative de l’inflation et de protéger l’économie des répercussions financières de la crise », a indiqué le chef du gouvernement. Il a également insisté sur la nécessité de contenir les pressions inflationnistes afin de limiter leur impact potentiel sur les taux d’intérêt et sur la stabilité macroéconomique.
La réunion a rassemblé plusieurs responsables économiques, dont Sherif Farouk, ministre de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur, Mohamed Farid, ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur, et Khaled Hashem, ministre de l’Industrie. Les dirigeants des principales organisations patronales étaient également présents, notamment Ahmed El-Wakil, président de la Fédération des chambres de commerce égyptiennes, et Mohamed Zaki El-Seweidy, président de la Fédération des industries égyptiennes.
Selon Mohamed Farid, l’économie égyptienne aborde la crise dans une situation plus solide que lors des précédents épisodes de turbulence, grâce aux réformes engagées ces dernières années. Il a rappelé que le gouvernement poursuivait ses efforts pour renforcer le rôle du secteur privé, structurer les marchés et soutenir les secteurs productifs.
De son côté, Ahmed El-Wakil a estimé que l’adoption d’un régime de change flexible avait permis d’absorber plusieurs chocs économiques récents. Il a également indiqué que les stocks actuels de matières premières étaient jugés rassurants et que l’abondance de l’offre constituait un facteur clé pour stabiliser les marchés.
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