L’armée nigériane a annoncé l’arrestation d’un militaire en service, recherché pour son implication présumée dans un réseau de fourniture illégale de matériel militaire à des groupes terroristes opérant dans le nord-est du Nigeria, une région en proie depuis plus d’une décennie à l’insurrection jihadiste.
Le soldat Mohammed Yusuf, membre du Corps du matériel de l’armée nigériane, a été interpellé le 25 juillet à Maiduguri, capitale de l’État de Borno, alors qu’il tentait de franchir la frontière en direction du Cameroun, a indiqué mardi l’armée dans un communiqué.
Selon le capitaine Muhammed Goni, porte-parole par intérim de la Force opérationnelle conjointe du Nord-Est (Joint Task Force), engagée dans l’opération de contre-insurrection Hadin Kai, l’arrestation a été menée par les éléments du 7e Groupe de police militaire à la suite de renseignements humains jugés fiables.
Le militaire avait été officiellement déclaré recherché le 23 juillet pour sa participation présumée à la fourniture clandestine d’équipements militaires à des terroristes et à d’autres réseaux criminels actifs dans les États de Borno, d’Adamawa et de Yobe.
Les premières investigations révèlent que le suspect avait déserté son unité le 7 juillet avant de se cacher dans le quartier de Gomari Costain, dans la zone de gouvernement local de Jere, avec l’aide présumée d’un complice.
« Les troupes de l’opération Hadin Kai ont arrêté un soldat recherché dans le cadre des efforts visant à démanteler les réseaux de soutien logistique aux groupes terroristes », souligne le communiqué militaire.
Les autorités précisent que Mohammed Yusuf est actuellement détenu par le 7e Groupe de police militaire, où il fait l’objet d’investigations destinées à établir l’étendue de ses activités et à identifier d’éventuels complices.
L’armée nigériane estime que cette arrestation illustre l’efficacité de ses dispositifs de renseignement ainsi que sa volonté de sanctionner tout personnel impliqué dans des actes portant atteinte à la discipline militaire et à la sécurité nationale.
Le capitaine Goni a réaffirmé qu’« il n’existe aucun refuge pour les personnes qui soutiennent le terrorisme, quel que soit leur statut », tout en appelant les populations à poursuivre leur collaboration avec les forces de sécurité en transmettant des informations crédibles.
L’opération Hadin Kai, principale campagne de contre-insurrection de l’armée nigériane dans le nord-est du pays, est chargée de combattre les groupes jihadistes, notamment Boko Haram et sa branche dissidente affiliée à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), qui continuent de mener des attaques malgré les succès revendiqués par les forces de sécurité.
GIK/fss/te/APA







