Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a salué le cessez-le-feu au Liban lors d’un appel téléphonique avec son homologue libanais Joseph Aoun et rendu hommage aux initiatives de l’Etat libanais pour « étendre l’autorité de ses institutions nationales sur l’ensemble du territoire », selon un communiqué de la présidence publié samedi 18 avril.
Le président égyptien a salué le cessez-le-feu au Liban, entré en vigueur dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril à minuit (21 h GMT), mettant un terme à six semaines d’hostilités. Le bilan humain au Liban est lourd, avec environ 2 200 décès et l’exode forcé de plus d’un million de civils.
« L’Egypte condamne fermement toute agression contre la sécurité, la souveraineté du Liban ou les ressources de son peuple frère », a affirmé le président Al-Sissi.
Le chef de l’Etat égyptien a rappelé les efforts du Caire pour soutenir le pays du Cèdre et le tenir à l’écart des tensions et des crises régionales actuelles. Il a rendu hommage aux initiatives de l’Etat libanais pour « étendre l’autorité de ses institutions nationales sur l’ensemble du territoire, tout en valorisant les démarches visant à restaurer la sécurité, la stabilité et à pérenniser l’arrêt des hostilités », indique le communiqué égyptien.
De son côté, le président Joseph Aoun a salué la solidarité de l’Egypte et son soutien constant au peuple libanais. Il a exprimé sa gratitude au chef de l’Etat égyptien pour son engagement majeur en faveur de la stabilité du Liban.
« Beyrouth réaffirme son attachement à un règlement pacifique, juste et durable, garantissant la souveraineté du pays, la sécurité de ses citoyens, ainsi que l’unité et l’intégrité de son territoire », a déclaré le président Aoun.
Malgré le cessez-le-feu, Israël a indiqué de son côté se réserver le droit « de prendre à tout moment toutes les mesures nécessaires à sa légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours ».
Entre le déclenchement des hostilités le 2 mars et l’instauration du cessez-le-feu jeudi, les frappes israéliennes au Liban ont causé la mort de 2 294 personnes.
Cet appel entre les deux présidents intervient quelques heures après la mort d’un soldat français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) lors d’une attaque israélienne ayant également fait plusieurs blessés.
L’Egypte a fermement condamné cette attaque, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
« L’Egypte rejette catégoriquement toute agression ciblant les forces de l’ONU au Liban », souligne le communiqué, qui rappelle la nécessité de permettre à la FINUL d’accomplir sa mission afin de garantir la sécurité et la stabilité du pays frère.
Le Hezbollah a démenti samedi toute implication dans l’attaque meurtrière contre des Casques bleus français dans le sud du Liban.
AK/Sf/APA







