Le Forum des médecins nigérians d’Afrique du Sud (NDF-SA) a noué un partenariat avec plusieurs institutions sanitaires et acteurs du secteur de la santé dans le cadre d’une initiative visant à renforcer l’impact de la diaspora sur le système de santé nigérian et à améliorer les résultats des soins dans le pays.
L’événement, accueilli lundi par le Centre hospitalier universitaire de Lagos (LUTH) à Idi-Araba, dans l’État de Lagos, s’est tenu sous le thème : « Faire progresser l’Initiative d’impact sanitaire de la diaspora : programme du NDF-SA ».
Le président du NDF-SA, le Dr Ayokunle Akanbi, a indiqué que cette initiative a été conçue pour fournir des services cliniques à forte valeur ajoutée, promouvoir le partage d’expertise, le perfectionnement pratique des professionnels de santé et le renforcement durable des capacités dans trois spécialités médicales prioritaires.
Présentant les différents volets du programme, il a précisé que la première activité portera sur l’embolisation des fibromes utérins, la deuxième sur la neurochirurgie, tandis que la troisième sera consacrée à la formation en gastro-endoscopie ainsi qu’aux procédures diagnostiques et thérapeutiques associées.
Le Dr Akanbi a ajouté que cette série d’activités, organisée du 17 au 25 juillet, vise à améliorer la qualité de l’offre de soins, en particulier dans la zone géopolitique du Sud-Ouest du Nigeria.
Selon lui, le forum collabore avec six organisations médicales de la diaspora, les ministères fédéral et régionaux de la Santé, la Commission des Nigérians de la diaspora, le Conseil médical et dentaire du Nigeria, l’Association médicale nigériane ainsi que plusieurs autres partenaires du secteur.
Il a précisé que les équipes d’experts mobilisées dans le cadre de cette initiative interviendront principalement au LUTH, au Centre hospitalier universitaire de l’Université d’État de Lagos (LASUTH) et à l’Hôpital général d’Ikorodu.
« Les programmes que nous avons élaborés sont le fruit de plusieurs mois de concertation entre le NDF-SA, les établissements d’accueil et les différentes parties prenantes.
Cette initiative offre une opportunité stratégique d’élargir l’accès aux soins spécialisés au Nigeria grâce à une collaboration entre les experts de la diaspora et les professionnels locaux. Elle permettra d’obtenir des résultats cliniques immédiats, de renforcer les compétences nationales et de réduire les évacuations médicales vers l’étranger.
Le plan opérationnel met l’accent sur une sélection éthique des patients en collaboration avec les trois hôpitaux partenaires, dans le respect du consentement éclairé et des protocoles de soins en vigueur. Les spécialistes de la diaspora travailleront aux côtés de leurs homologues nigérians afin de favoriser le transfert de compétences et la continuité des soins », a expliqué le Dr Akanbi.
Prenant la parole à son tour, le directeur médical du LUTH, le professeur Wasiu Adeyemo, a salué l’engagement des médecins de la diaspora qui, selon lui, contribuent au développement du système de santé national en partageant leur expertise acquise à l’étranger.
Représenté par le professeur Ayodeji Oluwole, président du Comité consultatif médical du LUTH, il a assuré que la direction de l’établissement apporterait tout le soutien nécessaire à la réussite de l’initiative.
« Il est particulièrement encourageant de voir des médecins nigérians de la diaspora mettre en œuvre ce type de programme, car c’est l’un des meilleurs moyens de favoriser les échanges de compétences et le transfert de connaissances. Nous leur souhaitons plein succès pour la suite de leurs activités et réaffirmons notre disponibilité à les accompagner de toutes les manières possibles », a déclaré le professeur Adeyemo.
La rencontre a également été marquée par plusieurs messages de soutien émanant notamment de la Commission des services de santé de l’État de Lagos, du LASUTH, du ministère de la Santé de l’État de Lagos et de l’Hôpital général d’Ikorodu.
Par ailleurs, plusieurs communications scientifiques ont été présentées au cours de la journée, dont celle du spécialiste en fertilité Dr Femi Olarogun consacrée à l’embolisation des fibromes utérins (Uterine Fibroid Embolisation – UFE).
Le praticien a expliqué que cette technique constitue une intervention mini-invasive permettant de réduire la taille des fibromes en bloquant leur vascularisation grâce à l’injection de microparticules. Elle représente ainsi une alternative conservatrice à des interventions chirurgicales plus lourdes telles que l’hystérectomie ou la myomectomie.
GIK/lb/Sf/APA







