Le Burkina Faso a ouvert plus de 70 dossiers disciplinaires contre des policiers et des gendarmes accusés d’entraver la libre circulation aux frontières de l’Alliance des États du Sahel (AES), a annoncé mardi le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, cité par le média en ligne Faso7.
S’exprimant à Ouagadougou à l’occasion de la Journée internationale de l’identité, le commissaire divisionnaire a dénoncé les pratiques de certains agents qui, selon lui, « persistent dans le sabotage » de la libre circulation voulue par les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
« La libre circulation n’est pas une option, c’est une obligation », a martelé le ministre, cité par Faso7.
Mahamadou Sana a indiqué que des sanctions avaient déjà été prononcées en 2024 et 2025, sans produire un effet dissuasif suffisant. Certains agents ont notamment été radiés, a-t-il précisé.
Les postes frontaliers de Yendéré, Cinkansé, Faramana et Koloko ont fait l’objet de missions de sensibilisation, a poursuivi le ministre, reconnaissant la persistance des pratiques dénoncées malgré ces initiatives.
L’AES a instauré une carte d’identité biométrique commune et un passeport confédéral, dont la mise en place a été actée lors d’une réunion ministérielle tenue à Bamako en novembre 2024. Un nouveau round de discussions s’est tenu à Ouagadougou en avril 2026.
Le ministre de la Sécurité a annoncé un renforcement de la formation des agents déployés aux frontières et assuré vouloir « rassurer » les populations sur leur liberté de circulation dans l’espace confédéral.
HO/te/APA





