À l’occasion de la 5e édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA), qui se tient du 17 au 19 septembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, le groupe panafricain de BTP PORTEO affiche ses ambitions.
Intervenant lors d’un panel sur la digitalisation du BTP en Afrique, Gérard Kouassi, directeur général de PORTEO BTP Côte d’Ivoire et vice-président du Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (GIBTP), a partagé une conviction forte : la transition numérique n’est plus un choix, mais une nécessité absolue pour le secteur.
Bien que la construction reste historiquement l’un des secteurs les moins digitalisés au monde, les enjeux économiques sont colossaux. Selon les données du cabinet McKinsey citées lors du salon, une transformation numérique complète permettrait d’accroître la productivité de 14 à 15 % et de réduire les coûts de 4 à 6 %.
« Le numérique n’est pas une option, c’est l’infrastructure de l’infrastructure », a martelé Gérard Kouassi. Pour le dirigeant, cette mutation doit redéfinir en profondeur la stratégie, les processus et la culture des entreprises afin d’optimiser la maîtrise des coûts, le respect des délais et la transparence sur les chantiers.
La Côte d’Ivoire a déjà amorcé ce virage technologique à travers la dématérialisation des marchés publics, l’identifiant unique du foncier et l’usage de systèmes d’information géographique pour le suivi routier. En tant qu’opérateur global qui conçoit, construit et exploite, le groupe s’inscrit pleinement dans cette dynamique en plaçant la donnée au cœur de la gestion de ses projets.
Cependant, pour réussir ce passage à l’échelle et ne laisser aucune entreprise de côté, Gérard Kouassi estime que le soutien des pouvoirs publics est indispensable. Il a notamment plaidé pour un accompagnement ciblé des PME et une amélioration de l’environnement technologique global.
« Il faut que les États nous aident à acquérir les logiciels, à obtenir l’accès aux satellites et à fluidifier la connectivité Internet, car l’accès au réseau n’est pas encore uniforme sur l’ensemble du territoire », a-t-il souligné, rappelant que la connectivité reste le moteur essentiel de cette accélération industrielle.
Fort de ses 15 ans d’expertise, de ses 17 filiales et de ses 10 000 collaborateurs répartis dans sept pays, le groupe entend bien s’imposer comme le partenaire stratégique des États africains pour bâtir les infrastructures connectées et durables de demain.
AP/APA





