Le nouveau projet régional AGEBASM, mis en œuvre dans un cadre de parte OMVS/Italie, vise à structurer la gouvernance des ressources aquifères transfrontalières, dans un contexte de pression croissante sur l’eau et de vulnérabilité climatique, soulignent ses promoteurs.
L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), l’Ambassade d’Italie au Sénégal et l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS) ont signé, mardi à Dakar, un protocole d’accord pour la mise en œuvre du projet « Appui à la gestion du bassin aquifère sénégalo-mauritanien » (AGEBASM).
Paraphé au siège du Haut-Commissariat de l’OMVS, en présence du Haut-Commissaire Mohamed Abdel Vetah et de l’ambassadrice d’Italie, Caterina Bertoloni, l’accord consacre une nouvelle étape dans la coopération régionale autour des ressources en eau souterraine.
Des représentants de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), ainsi que plusieurs partenaires techniques, ont également pris part à la cérémonie.
Le projet AGEBASM ambitionne de renforcer la gestion concertée et durable du bassin aquifère sénégalo-mauritanien, considéré comme une ressource stratégique pour la sécurité hydrique, le développement économique et la résilience climatique dans la sous-région.
Concrètement, l’initiative prévoit la mise en place d’un cadre harmonisé pour la production et le partage des données, l’installation d’un réseau de surveillance des eaux souterraines, ainsi que le développement d’outils de modélisation pour anticiper les effets du changement climatique et des pressions humaines sur la ressource.
Un système d’information moderne, accessible aux décideurs et aux acteurs locaux, est également au cœur du dispositif.
Doté d’un financement de 2,3 millions d’euros, soit plus de 1,5 milliard de FCFA, ce projet traduit l’engagement de la coopération italienne en faveur de la gestion intégrée des ressources en eau en Afrique de l’Ouest.
Les autorités de l’OMVS y voient un levier important pour améliorer la gouvernance des aquifères transfrontaliers et soutenir les politiques environnementales régionales.
Au-delà de ses objectifs techniques, le projet s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée entre États et institutions, fondée sur le partage des connaissances et la solidarité régionale.
Les responsables ont souligné les retombées attendues pour les populations, notamment en matière d’accès à l’eau, de sécurité alimentaire et de résilience face aux aléas climatiques.
Le bassin aquifère sénégalo-mauritanien couvre plus de 331 000 km² et constitue la principale source d’eau pour des millions de personnes dans la région. Dans un contexte de croissance démographique et de raréfaction des eaux de surface, la gestion durable de cette ressource apparaît comme un enjeu majeur pour l’avenir.
ARD/te/Sf/APA







