Soutenue par une forte demande, l’opération de levée de fonds, réalisée par l’Etat de Côte d’Ivoire, lui a permis de dépasser son objectif initial, jusqu’à hauteur de 119 milliards de FCfA, avec une nette préférence des investisseurs pour les maturités longues et une participation dominée par le marché domestique.
L’État de Côte d’Ivoire a mobilisé 110 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa), à l’issue d’une adjudication de bons et obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) organisée ce mardi, pour une valeur d’application fixée au 6 mai 2026.
Initialement, le montant mis en adjudication s’élevait à 100 milliards de FCFA. Mais face à une demande soutenue des investisseurs, matérialisée par des soumissions globales de 168,69 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 168,69 %, l’émetteur a retenu un volume supérieur à son objectif. Le taux d’absorption s’est établi à 65,21 %.
Dans le détail, trois instruments étaient proposés : un BAT à 364 jours ainsi que deux OAT de maturités 3 ans et 5 ans. La ligne à 5 ans a largement dominé l’opération, captant l’essentiel des ressources levées.
Elle a été intégralement souscrite, avec 83,53 milliards de FCFA retenus pour un montant équivalent soumis, soit un taux d’absorption de 100 %. Le rendement moyen pondéré s’est établi à 7,06 %, pour un prix marginal de 93,00 %.
L’OAT à 3 ans a, pour sa part, permis de mobiliser 16,47 milliards de FCFA, avec un rendement de 6,44 % et un prix marginal de 96,65 %, confirmant un intérêt plus modéré mais réel pour les maturités intermédiaires.
À l’inverse, le BAT à 364 jours a suscité une sélectivité accrue des investisseurs. Sur 45 milliards de FCFA proposés, seulement 10 milliards ont été retenus, soit un taux d’absorption de 22,22 %, pour un rendement moyen de 4,01 % et un taux marginal de 3,85 %.
La répartition géographique des soumissions met en évidence une forte prédominance des investisseurs ivoiriens, qui ont soumis et obtenu la quasi-totalité des montants retenus.
Le Sénégal a également pris part à l’opération, avec 750 millions de FCFA sur la maturité 3 ans et 3 milliards de FCFA sur celle à 5 ans, tandis que le Bénin est intervenu exclusivement sur l’OAT à 5 ans à hauteur de 1,07 milliard de FCFA.
Cette opération confirme l’appétit des investisseurs pour les titres souverains de la région, tout en mettant en lumière une orientation marquée vers les maturités plus longues, perçues comme offrant de meilleures perspectives de rendement dans un contexte de gestion active de la dette publique.
ARD/te/Sf/APA







