La visite mercredi du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à des troupes israéliennes déployées en Syrie est « pour le moins inquiétante », a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
« Cette visite, très publique, est pour le moins inquiétante. Nous appelons Israël à respecter l’accord de désengagement de 1974 », à l’origine d’une zone tampon démilitarisée sur le plateau du Golan, a dit Stéphane Dujarric à la presse.
Netanyahu, s’est rendu, mercredi, auprès des troupes déployées en Syrie, de l’autre côté de la ligne de démarcation entre les deux pays toujours en guerre.
Damas a dénoncé une « violation » de sa souveraineté, accusant Israël d’empiéter sur une zone tampon censée séparer les forces des deux États.
La Syrie « condamne avec la plus grande fermeté cette visite illégale […] qu’elle considère comme une grave violation de [s]a souveraineté et intégrité territoriale », a dit le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant une « nouvelle tentative » israélienne « d’imposer un fait accompli qui contredit les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité ».
La zone démilitarisée sépare la partie du Golan syrien occupée par Israël depuis 1967 (et annexée unilatéralement par une loi israélienne de 1981 jugée nulle et non avenue par les Nations unies) du reste de la Syrie.
AK/Sf/APA Avec AFP







