Le Sénégal enregistre des progrès significatifs dans la prise en charge et la prévention du VIH/Sida, avec une baisse des nouvelles infections et une amélioration de l’accès au traitement, a indiqué mercredi le ministère de la Santé.
Le Sénégal consolide ses acquis dans la lutte contre le VIH/Sida, avec des résultats jugés encourageants en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge, a indiqué mercredi le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Selon la même source, plus de 37 638 personnes vivant avec le VIH sont actuellement suivies dans 157 sites de prise en charge à travers le pays, bénéficiant d’un traitement antirétroviral gratuit leur permettant de mener une vie productive.
Le ministère souligne que les nouvelles infections sont passées de 3 485 en 2005 à 2 979 en 2024, traduisant l’impact des stratégies déployées. Une baisse notable est observée chez les enfants, où les nouvelles infections ont été réduites de moitié, passant de 20,1 % en 2023 à 8,4 % en 2024.
En revanche, une hausse est constatée chez les adolescents et dans plusieurs tranches d’âge, notamment chez les personnes de 50 ans et plus, ce qui appelle à un renforcement des actions ciblées.
Sur le plan de la prise en charge, les autorités sanitaires mettent en avant les performances réalisées : 85 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 93 % d’entre elles sont sous traitement antirétroviral, et 92 % des patients traités présentent une charge virale supprimée.
Malgré ces avancées, près de 30 % des patients sont encore diagnostiqués à un stade avancé, ce qui souligne la nécessité d’intensifier le dépistage précoce.
Le ministère relève également des progrès significatifs dans la prévention de la transmission mère-enfant. En 2024, 93 % des femmes enceintes séropositives ont été mises sous traitement, tandis que 93 % des enfants exposés ont bénéficié d’une prise en charge et que l’ensemble d’entre eux ont eu accès au diagnostic précoce.
Toutefois, le taux de dépistage des femmes enceintes reste limité à 70 %, en deçà des objectifs fixés.
Dans cette dynamique, le Plan stratégique national intégré 2026-2030 vise à accélérer la réduction des nouvelles infections, améliorer le dépistage, renforcer les interventions communautaires et intégrer davantage les services liés au VIH avec ceux de la tuberculose, des hépatites et des infections sexuellement transmissibles.
Les autorités entendent ainsi atteindre les objectifs internationaux, notamment l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B.
AC/Sf/APA







