Le chef de l’État tunisien a récemment appelé à un processus de recrutement fondé sur la compétence et le mérite, avec des salaires alignés sur les qualifications académiques.
Le président tunisien Kaïs Saïed a rencontré lundi des représentants de docteurs sans emploi, dénonçant l’emprise des lobbys dans certains secteurs publics et accusant leurs relais de se comporter en « ennemis de la patrie ».
Lors de cette réunion tenue au palais de Carthage, le chef de l’État est revenu sur les origines de la crise, en soulignant que le concours demeure « la base du recrutement », à condition d’être entouré de garanties assurant transparence et égalité entre candidats. Il a affirmé que les titulaires de doctorat et plus largement les diplômés au chômage représentent un vivier de compétences, capables d’assumer des responsabilités dans des secteurs insuffisamment pris en charge.
Kaïs Saïed a mis en cause l’influence de réseaux qu’il qualifie de « lobbys », accusés de bloquer des réformes et de freiner l’intégration de jeunes diplômés. Selon lui, les nouveaux entrants pourront acquérir l’expérience nécessaire, alors que ceux qui manquent de patriotisme ou entretiennent des tensions n’ont pas leur place dans l’administration.
Le président a insisté sur la dimension politique de cette crise, estimant que la Tunisie vit une « phase de refondation » nécessitant l’engagement des « femmes et des hommes libres du pays ». Cette mobilisation, selon lui, doit marquer un « passage décisif et irréversible », au service de l’intérêt national.
MK/Sf/APA






