La Libye applique un nouveau barème douanier sur les importations de véhicules, introduisant des hausses allant de 5 % à 10 % selon les catégories, dans le but d’unifier la fiscalité et d’accroître les recettes publiques.
La Libye applique dès ce lundi un nouveau barème pour le calcul des droits de douane sur l’importation de véhicules, couvrant aussi bien les voitures particulières que les camions, les remorques de machines lourdes et les motos. Cette réforme, décidée par l’Autorité des douanes sur instruction du ministère des Finances, vise à renforcer les recettes publiques et à harmoniser les pratiques fiscales dans l’ensemble du pays.
Selon les nouvelles dispositions, les véhicules à quatre roues motrices verront leurs droits de douane majorés de 10 %, tandis que les modèles à traction avant seront soumis à une hausse de 5 %, calculée sur la base du prix initial. Les camions et remorques destinés au transport de machines lourdes connaissent une augmentation de 5 %, modulée selon l’année de fabrication. Les modèles antérieurs à 2022 seront taxés à partir d’un prix de référence de 20 000 dinars libyens (environ 3 740 euros), tandis que ceux produits à partir de 2023 seront assujettis à partir d’un seuil de 40 000 dinars (7 480 euros).
Le barème inclut également les motos. Les modèles fabriqués avant 2022 sont désormais taxés à hauteur de 10 % sur une base minimale de 2 000 dinars (374 euros). Pour les modèles récents, sortis après 2023, le calcul démarre à partir d’un seuil de 6 000 dinars (1 122 euros).
Au-delà de l’aspect fiscal, les autorités libyennes affirment vouloir renforcer le contrôle des devises étrangères. Une nouvelle fonctionnalité baptisée « salaire instantané » a été introduite pour accroître la transparence des transactions financières et resserrer le contrôle des flux monétaires.
Dans son communiqué, l’Autorité des douanes a insisté sur la nécessité de « garantir une grille cohérente et équilibrée » entre les différents centres douaniers du pays. Cette réforme devrait contribuer à consolider le budget de l’État et à améliorer la stabilité économique, tout en instaurant une équité accrue dans la taxation des importations.
MK/ac/Sf/APA







