Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a appelé à poursuivre la modernisation de l’enseignement technique afin d’adapter les formations aux besoins du marché du travail, dans un secteur accueillant près de 2,35 millions d’élèves.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a demandé une mise en œuvre «rigoureuse» des réformes de l’enseignement technique et préuniversitaire, selon un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue dimanche avec le Premier ministre Mostafa Madbouly et le ministre de l’Éducation, Mohamed Abdellatif.
Le chef de l’État a insisté sur le renforcement de la coopération internationale et l’échange d’expertises pour rapprocher davantage les programmes pédagogiques des compétences recherchées par les entreprises. L’enseignement technique égyptien compte près de 2,35 millions d’élèves répartis entre 3 213 établissements spécialisés, selon les chiffres présentés par le ministre.
Le réseau des écoles de technologie appliquée devrait atteindre 225 établissements dès la rentrée 2026-2027. Cette expansion repose notamment sur des accords conclus avec l’Italie pour créer 100 nouvelles écoles spécialisées. Le Caire a signé, le 22 juillet, un accord de coopération avec le réseau italien d’établissements techniques Giulio Natta.
L’objectif national, initialement fixé à 200 écoles de technologie appliquée d’ici 2030, a été relevé à 300 établissements. Cette révision s’inscrit dans un programme lancé en mars et visant la modernisation de 1 200 structures éducatives à travers le pays.
La coopération germano-égyptienne doit également permettre l’exploitation de 38 écoles techniques conjointes dès la prochaine rentrée scolaire, en partenariat avec l’Agence allemande de coopération internationale. Le dispositif prévoit la délivrance de certificats bénéficiant d’une accréditation allemande, afin d’améliorer l’employabilité des diplômés et la reconnaissance de leurs qualifications.
Les autorités égyptiennes travaillent parallèlement avec l’Organisation du Baccalauréat international à la révision des cadres pédagogiques du baccalauréat national. L’objectif affiché consiste à rapprocher les cursus des standards internationaux tout en préservant l’identité éducative du pays.
La réforme comprend aussi un volet numérique mené avec l’Université d’Hiroshima et des partenaires japonais. Un test international de programmation et d’intelligence artificielle, baptisé TOFAS, doit être proposé aux élèves de première année du secondaire, tandis qu’un programme d’éducation financière sera introduit en deuxième année. La plateforme japonaise Qureo sera également intégrée à certaines formations techniques et professionnelles. Des discussions portent enfin sur la formation des enseignants avec l’Université Harvard, au sein de l’Académie militaire égyptienne.
MK/AK/Sf/APA







