Les partis soutenant le président Abdelmadjid Tebboune doivent occuper six des neuf vice-présidences de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), dont l’installation ouvre la dixième législature algérienne.
Les formations politiques algériennes ont engagé la désignation de leurs responsables parlementaires et la constitution du bureau de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), avant la séance de validation des mandats prévue mardi 28 juillet.
La répartition arrêtée réserve deux vice-présidences au Front de libération nationale (FLN), deux au Rassemblement national démocratique (RND) et deux au Front El Moustakbal. Ces trois partis, qui composent l’alliance présidentielle, contrôleront ainsi six des neuf postes du bureau de la chambre basse. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le Mouvement El Bina et les députés indépendants disposeront chacun d’un siège, selon les informations publiées par El Khabar.
Cette distribution reflète les équilibres issus des élections législatives du 2 juillet, remportées par le FLN avec 91 sièges sur les 407 que compte l’Assemblée, selon les résultats définitifs annoncés par la Cour constitutionnelle. La majorité favorable au pouvoir devrait également peser sur l’élection du prochain président de l’APN, dont l’identité n’a pas encore été officiellement annoncée.
Le règlement intérieur prévoit un bureau composé de neuf vice-présidents. Ceux-ci sont élus ou désignés par les groupes parlementaires pour un mandat d’un an renouvelable, conformément aux articles 11 et 12 du règlement intérieur et à la loi organique relative à l’organisation et au fonctionnement du Parlement.
Les partis poursuivent parallèlement la désignation des présidents de leurs groupes. Le Front El Moustakbal a choisi Nasreddine Aouinet, député de Tiaret, tandis que le FLN a confié la vice-présidence de son groupe à Othmane Rachid, élu de Tipaza.
La dixième législature marque également le retour à l’APN de plusieurs formations d’opposition, dont le Front des forces socialistes (FFS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le Parti des travailleurs (PT). Le Front de la justice et du développement, El Fadjr El Djadid et Jil Jadid figurent aussi parmi les partis représentés.
L’élection du président de l’Assemblée constituera un premier test de cohésion pour l’alliance présidentielle et permettra de mesurer la capacité des formations d’opposition à coordonner leur action. La recomposition politique et le renouvellement de plus de la moitié des députés ne modifient toutefois pas la domination du bloc soutenant l’exécutif sur les principales structures de l’APN.
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