À la veille du carême chrétien et du Ramadan, Succès Masra lance, depuis sa détention, un appel à l’unité spirituelle et nationale, exhortant les croyants du Tchad et de la diaspora à faire de ces temps de prière un levier pour la justice, la paix et l’égalité.
Depuis son lieu de détention, l’opposant politique et ancien Premier ministre tchadien Succès Masra a adressé, mardi, un message fort aux fidèles musulmans et chrétiens du Tchad et de la diaspora, à la veille de l’entrée simultanée dans le carême chrétien et le mois béni du Ramadan.
Dans cette déclaration empreinte de spiritualité et de symbolisme, Succès Masra salue la coïncidence des deux temps forts religieux, qu’il qualifie de « signe du destin » et de « maktub » (livre -ndlr) pour l’avenir commun du pays.
Fidèle à sa politique fondée sur la Justice et l’égalité, l’opposant y voit une opportunité historique de transformation intérieure et collective, fondée sur des valeurs universelles.
« La justice est la mère de la paix, et l’égalité est mère de l’unité », affirme-t-il avec insistance, établissant un lien direct entre la quête spirituelle personnelle et les exigences morales et politiques nécessaires à la cohésion nationale. Pour l’ancien Premier ministre, la paix durable et l’unité du Tchad ne peuvent se construire qu’à travers la Justice et l’égalité entre tous les citoyens.
S’adressant à la fois aux musulmans et aux chrétiens, il formule des vœux de « bon carême » et de « Ramadan kareem », appelant à faire de ces périodes de jeûne et de prière des moments de réflexion profonde et d’engagement pour un Tchad plus juste et plus uni.
Dans son message, Succès Masra invoque également Dieu, qu’il décrit comme « le grand Témoin silencieux dans les églises et les mosquées », priant pour qu’Il bénisse toutes celles et tous ceux qui œuvrent activement à l’avènement d’un Tchad fondé sur la justice, l’égalité, la paix et l’unité.
Enfin, il exprime sa gratitude pour les nombreuses prières et marques de soutien reçues depuis sa détention, concluant son message par un « à bientôt », porteur d’espoir et de résilience.
L’opposant purge une peine de 20 ans de prison pour des faits d’assassinats et complicité, association de malfaiteurs, diffusion de message de haine via un système électronique. Son conseil et son parti ont dénoncé un procès politique et a réclamé sa mise en liberté. En vain.
CA/ac/Sf/APA







