La réponse multisectorielle engagée par le ministère de la Santé du Soudan du Sud, avec l’appui de l’OMS et de ses partenaires, a permis de réduire significativement les nouveaux cas de choléra et d’éviter environ 94 000 décès depuis le début de l’épidémie en septembre 2024.
Activée dans les 24 heures suivant la confirmation de l’épidémie, la riposte contre le choléra au Soudan a entraîné une baisse notable des contaminations, passant d’environ 1 000 cas hebdomadaires au pic de décembre 2024 à 114 cas fin septembre 2025. Le nombre de comtés touchés a diminué de 55 à 12. La stratégie a combiné surveillance renforcée, déploiement d’équipes d’intervention rapide, ouverture de centres de traitement, campagnes de vaccination ayant couvert 8,6 millions de personnes (87 %) et amélioration de l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Malgré ces progrès, les autorités appellent à maintenir l’engagement jusqu’à l’interruption totale de la transmission.
Il s’agit de la plus longue et de la plus grave épidémie de choléra depuis l’indépendance du pays en 2011. Déclenchée à Renk, dans un contexte de mouvements massifs de populations fuyant le conflit au Soudan voisin, elle a fait plus de 1 100 morts et fragilisé davantage un système de santé déjà confronté à des crises humanitaires et climatiques répétées.
DM/Sf/APA







