Le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a appelé les responsables religieux à tenir les mosquées à l’écart des rivalités politiques et des discours susceptibles d’alimenter les divisions au sein de la société libyenne.
Le Premier ministre du Gouvernement d’unité nationale libyen (GUN), Abdulhamid Dbeibah, a ordonné un contrôle plus strict des prêches religieux, demandant que les mosquées soient préservées de toute influence politique ou partisane, selon un communiqué publié par ses services.
Les directives, adressées à l’Autorité générale des dotations et des affaires islamiques, enjoignent aux imams et aux prédicateurs d’adopter un discours fondé sur la modération, la cohésion sociale et les valeurs islamiques. Elles insistent également sur la nécessité de faire des lieux de culte des espaces favorisant l’unité et la stabilité de la société.
Le chef du gouvernement a notamment demandé aux responsables religieux de soutenir les efforts de réconciliation nationale, de rejeter les discours haineux et de prévenir toute forme de division. Les prêches ne doivent pas contribuer à exacerber les tensions régionales, tribales ou sociales qui traversent le pays, précise le communiqué.
Abdulhamid Dbeibah a également interdit l’utilisation des chaires des mosquées à des fins politiques, partisanes ou personnelles. Les imams et prédicateurs sont appelés à ne pas présenter leurs opinions individuelles comme des positions religieuses et à éviter toute incitation susceptible d’alimenter les antagonismes au sein de la population.
Les nouvelles instructions recommandent enfin de ne pas aborder, dans les sermons, les crises en cours avant la publication d’informations officielles. Cette disposition vise, selon les autorités, à empêcher la diffusion d’informations non vérifiées et à limiter l’instrumentalisation du discours religieux dans un contexte marqué par de profondes divisions politiques et sociales.
MK/Sf/APA







