Les États-Unis et le Sénégal ont signé un protocole d’accord bilatéral sur la santé d’une valeur de 90 millions de dollars (54 milliards FCFA), portant sur cinq ans et couvrant des domaines prioritaires tels que le VIH/SIDA, le paludisme et la surveillance des maladies.
Les gouvernements américain et sénégalais ont signé, vendredi 13 mars à Dakar, un nouveau protocole d’accord bilatéral sur la santé d’une durée de cinq ans, évalué à 90 millions de dollars (54 milliards FCFA), en vue de renforcer le système de santé du Sénégal et de prévenir la propagation des maladies infectieuses.
Cet accord, qui s’appuie sur plus de vingt ans de coopération sanitaire entre les deux pays, définit une vision commune articulée autour de la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies, selon un communiqué de l’ambassade américaine transmis à APA.
Dans le cadre de ce partenariat, le Département d’État américain, en collaboration avec le Congrès, prévoit de fournir jusqu’à 63 millions de dollars (37,8 milliards FCFA) sur cinq ans pour soutenir des programmes de santé clés, des initiatives de santé numérique et une assistance technique.
De son côté, le gouvernement du Sénégal s’est engagé à co-investir 27,3 millions de dollars (16,3 milliards FCFA) de nouveaux financements, portant son engagement total à 71,4 millions de dollars (42,84 milliards FCFA) sur la période concernée.
Le protocole prévoit le maintien à 100 % du financement américain pour les agents de santé de première ligne et les produits médicaux au cours de la première année, avant une transition progressive de certaines responsabilités vers le gouvernement sénégalais, notamment l’approvisionnement en produits de santé et le financement des agents de première ligne.
Vers l’autonomie sanitaire
Les deux parties ont tenu à préciser que ce protocole d’accord ne transfère pas immédiatement l’ensemble des programmes financés par les États-Unis, ne réduit pas l’engagement américain et ne donne pas aux États-Unis accès aux données privées des patients. La protection des données demeure régie par la législation sénégalaise.
Ce partenariat vise à doter le Sénégal d’un système de santé résilient et autonome, tout en réduisant le risque que des épidémies atteignent le territoire américain et en préservant les acquis engrangés depuis des décennies dans la lutte contre les maladies infectieuses.
AC/Sf/APA






