Le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS Al-Wahdah) a exprimé, dimanche à Dakar, son « soutien indéfectible » au peuple palestinien lors de son 4e congrès ordinaire, tout en adoptant plusieurs résolutions en faveur de la souveraineté, la justice sociale et l’unité nationale.
Le RIS Al-Wahdah a tenu dimanche son quatrième congrès sur le thème « Le RIS Al Wahda dans une dynamique d’actions innovantes à l’heure des enjeux de souveraineté et de justice sociale au Sénégal ». Dans une motion rendue publique à l’issue des travaux, il a réaffirmé son engagement aux côtés du peuple palestinien « dans sa lutte historique pour la liberté, la dignité et la souveraineté ».
Le mouvement a rappelé que, depuis 1948, les Palestiniens subissent « l’occupation, l’exil forcé, l’apartheid et la répression systématique imposés par l’État d’Israël », déplorant « plus de sept décennies de souffrances ponctuées de massacres, de colonisation illégale, de destructions de maisons, de meurtres de civils, d’enfants et de femmes, sous les yeux d’un monde souvent indifférent ou complice ».
Le RIS a particulièrement dénoncé l’offensive déclenchée par Israël le 7 octobre 2023, qualifiée de « violence inouïe contre la population palestinienne de Gaza ». Selon le mouvement, cette opération a causé « des milliers de morts civils » et « une catastrophe humanitaire sans précédent », illustrant une « volonté d’anéantissement », un « véritable génocide » perpétré « en toute impunité ».
Face à cette situation, l’organisation islamique a dénoncé « le silence coupable des grandes puissances » et l’inaction des instances internationales, estimant que certains États se rendent « complices de ces crimes par leur soutien militaire, financier ou diplomatique à l’État d’Israël ».
Condamnant fermement les « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » du régime israélien, le RIS Al-Wahdah appelle le gouvernement sénégalais, les institutions africaines et internationales, les leaders religieux et la société civile à « se mobiliser pour exiger un cessez-le-feu immédiat, la levée du blocus de Gaza et la fin de l’occupation illégale de la Palestine ».
Il invite également tous les croyants, les humanistes et les défenseurs des droits à « faire entendre leur voix et à se tenir aux côtés du peuple palestinien », jusqu’à la réalisation de ses « droits inaliénables : le droit au retour, à un État indépendant avec Al-Qods pour capitale, et à la dignité ».
Soutien aux actions du gouvernement
Outre cette motion, les congressistes ont adopté une série de résolutions axées sur les enjeux nationaux et africains. Le RIS a appelé à la paix au Soudan et invité les États africains à « développer leur système agricole pour garantir la souveraineté alimentaire ».
L’organisation a salué « la maturité du peuple sénégalais » lors de l’alternance du 24 mars dernier, exhortant les nouvelles autorités à répondre aux attentes à travers une « reddition des comptes transparente ».
Le RIS a également plaidé pour une « régulation des réseaux sociaux », une « utilisation responsable de l’intelligence artificielle » et des politiques d’insertion pour « redonner espoir aux jeunes tentés par l’émigration irrégulière ».
Enfin, le mouvement a réaffirmé son attachement au « vivre-ensemble », à « l’unité des musulmans sénégalais » et à une plus grande implication des acteurs religieux dans la préservation de la paix sociale.
ODL/ac/Sf/APA





