Alors que l’épidémie d’Ebola progresse dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Programme alimentaire mondial (PAM) appelle à intégrer davantage l’aide alimentaire dans la réponse sanitaire afin de limiter la propagation du virus et faciliter l’accès aux soins.
L’aide alimentaire doit être au cœur de la réponse à l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo, estime le Programme alimentaire mondial (PAM), alertant sur la situation de vulnérabilité des populations touchées par les conflits, les déplacements et l’insécurité alimentaire.
Selon le PAM, plus de 500 000 personnes dans la province de l’Ituri (est), épicentre de l’épidémie, sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau 4 sur l’échelle IPC, qui en compte cinq.
Cette situation complique la lutte contre Ebola. Pour David Stevenson, directeur du PAM en RDC, les populations qui peinent à nourrir leurs familles ont davantage de difficultés à respecter les protocoles sanitaires et à accéder aux soins.
Le PAM appelle ainsi à renforcer les ressources, construire davantage de centres de traitement et acheminer l’aide alimentaire jusque dans les zones rurales les plus isolées. Une opération rendue difficile par l’état des routes et les problèmes logistiques dans cette région en proie aux violences.
L’organisation déplore également l’insuffisance des financements consacrés à l’aide alimentaire en RDC et lance un appel à la communauté internationale pour soutenir davantage la réponse à l’épidémie.
La République démocratique du Congo a connu 17 épidémies d’Ebola depuis l’identification du virus dans le pays en 1976. Déclarée le 15 mai 2026, la flambée actuelle est due au virus Ebola de l’espèce Bundibugyo. À ce jour, elle a fait plus de 6 000 cas et 3 175 décès, selon les dernières données disponibles de l’OMS.
DM/ac/Sf/APA





