Un élu du gouvernorat de Nabeul en Tunisie a demandé dimanche l’indemnisation des agriculteurs et petites entreprises affectés par les coupures électriques, sans qu’un dispositif d’évaluation ou de compensation ait été annoncé par les autorités.
Anis Khalfoui, membre du conseil régional, affirme que les interruptions répétées de l’approvisionnement en électricité ont endommagé des équipements et provoqué des pertes de production. Les exploitations agricoles, les élevages et les activités dépendant de la chaîne du froid figurent parmi les secteurs les plus vulnérables.
L’élu réclame des aides directes ou une indemnisation permettant aux petites structures de remplacer leurs équipements et de poursuivre leur activité. Aucune estimation globale des dommages, liste de bénéficiaires ou méthode de calcul n’est toutefois disponible.
Il demande également un renforcement du réseau électrique régional, l’entretien des installations et l’élaboration de plans préventifs pour les périodes de forte chaleur. Un niveau minimal d’alimentation devrait, selon lui, être garanti aux secteurs jugés vitaux.
Une compensation supposerait d’établir le lien entre chaque panne et les pertes déclarées, puis de déterminer si la responsabilité incombe au gestionnaire du réseau ou à des circonstances exceptionnelles. Sans procédure contradictoire, le risque serait de traiter inégalement des exploitants ayant subi des préjudices comparables.
La demande traduit une pression politique croissante autour de la continuité de l’électricité, mais elle ne constitue pas encore une politique publique. Des données sur la durée des coupures, leur localisation et les investissements nécessaires restent indispensables pour dépasser le stade de l’appel.
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