L’Algérie a réaffirmé devant la Ligue arabe au Caire son attachement à des règlements politiques inclusifs et affranchis des ingérences étrangères, sans présenter de nouvelle médiation ni de calendrier susceptible de traduire ces principes en résultats.
Le ministre Alger des Affaires étrangères Ahmed Attaf s’exprimait lundi à l’ouverture de la 166e session du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel. Il a présenté la sécurité nationale arabe comme un ensemble indivisible exigeant davantage de coordination entre les États. Mais sans mécanismes contraignants.
Alger défend des solutions nationales aux crises régionales et rejette les interventions extérieures susceptibles d’en prolonger la durée. Cette position s’applique notamment aux conflits et transitions qui continuent de diviser plusieurs membres de l’organisation.
Attaf a également participé aux travaux du comité chargé de coordonner l’action internationale contre les politiques israéliennes à Jérusalem-Est occupée. La diplomatie algérienne maintient ainsi la Palestine au centre de son action dans les enceintes arabes.
La constance revendiquée ne suffit cependant pas à résoudre les divergences entre gouvernements arabes sur leurs alliances, leurs priorités sécuritaires et les moyens de pression à employer. Aucun mécanisme contraignant, mandat de négociation ou dispositif de suivi supplémentaire n’a été annoncé.
MK/AK/Sf/APA





