La presse ouest-africaine couvre une série de développements politiques, économiques et sociaux significatifs : du Mali au Sénégal, en passant par la Côte d’Ivoire et la Guinée, les enjeux de gouvernance, de sécurité et de développement économique sont au cœur de l’actualité, a constaté APA ce vendredi.
Au Mali, Le Matin compare les nouvelles taxes sur les services de téléphonie et de Mobile-Money à un retour « déguisé » de l’impôt « per capita ». En effet, les autorités maliennes ont annoncé un impôt par tête, ou « impôt personnel au sens strict », dont le montant est identique pour tous les utilisateurs des services de télécommunications.
Maliweb fait état des drames sur les sites d’orpaillage, ayant causé des dizaines de morts entre fin janvier et mi-février. Le gouvernement a limogé plusieurs responsables locaux, incluant des préfets, des forces de sécurité et des responsables des services d’assainissement et des mines. La junte a également suspendu des permis d’exploitation de mines artisanales accordés à des étrangers.
En Côte d’Ivoire, Le Monde Afrique aborde les conflits fonciers qui secouent le pays, alimentés par des accusations de corruption et des querelles sur les droits de propriété. L’inadéquation entre les droits coutumiers et le système moderne de propriété foncière complique la situation, créant des litiges qui laissent certains acheteurs sans titre de propriété valide.
Jeune Afrique soulève la question de la « survie » de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), dont l’avenir semble incertain après les « ralliements à Doumbouya », le président de la transition, et la crise de leadership au sein du parti. Certains de ses membres ont été reçus par Mamadi Doumbouya, et des postes à responsabilité pourraient leur être attribués.
Au Togo, Jeune Afrique rapporte la nomination par le président Faure Gnassingbé de 20 sénateurs, dans le cadre du régime parlementaire récemment instauré. Le Sénat, désormais composé de 61 membres, a vu une large victoire du parti au pouvoir, l’Union pour la République, lors des élections de février.
Au Sénégal, Sud Quotidien souligne les efforts de l’Etat pour relancer la pêche artisanale, un secteur clé pour l’économie nationale. Le président Bassirou Diomaye Faye a demandé à son gouvernement d’engager des concertations avec les acteurs du secteur pour favoriser son développement.
Enfin, L’Observateur révèle de nouveaux détails sur le « cambriolage » au Trésor public sénégalais. Des auditions ont eu lieu au commissariat central de Dakar, où plusieurs cadres de l’institution financière nationale ont été entendus, notamment concernant les données volées lors du cambriolage.
ODL/ac/Sf/APA






