L’actualité ouest-africaine est marquée vendredi par une sortie musclée du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, l’adoption d’une nouvelle charte de transition controversée au Mali, un incendie dévastateur au Ghana, ainsi que par des développements économiques et diplomatiques au Nigeria, au Liberia et dans la sous-région.
Au Sénégal, Sud Quotidien rapporte que le Premier ministre Ousmane Sonko « sort les griffes ». Lors de l’installation du Conseil national de Pastef, le parti au pouvoir depuis mars 2024, Sonko a lancé une diatribe contre les adversaires politiques, la société civile et une partie de la presse.
« Le Sénégal a un problème d’autorité », a déclaré le président de Pastef, estimant que les attaques contre sa personne cesseraient si le président Bassirou Diomaye Faye décidait d’y mettre un terme. Il a ajouté qu’il ne démissionnerait pas de son poste de Premier ministre, évoquant sa « responsabilité historique dans l’accession au pouvoir » du parti.
Walf Quotidien évoque des « coups francs de Sonko », tandis que Libération note qu’il « vide son sac ».
Au Mali, Le Matin revient sur l’adoption d’une nouvelle charte de la transition, votée à l’unanimité par 131 députés. Elle institue un mandat de cinq ans renouvelable « autant de fois que nécessaire », jusqu’à la pacification du pays. Parmi les principales nouveautés figurent l’introduction de la Constitution du 22 juillet 2023, l’éligibilité des membres de la transition aux futures élections et la participation du président de la transition au scrutin présidentiel.
Au Ghana, un incendie s’est déclaré mercredi soir dans une zone d’habitation précaire située derrière l’annexe Astonia Lodge à Ahodwo, Kumasi (région d’Ashanti), selon Graphic. Le feu a détruit de nombreuses structures en bois, des magasins, ainsi que des biens personnels appartenant à des commerçants. Le bilan humain n’était pas précisé au moment de la publication.
Premium Times rapporte que le Nigéria rejette la pression des États-Unis pour accueillir des déportés vénézuéliens. Le ministre des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, estime que les sanctions imposées au Nigéria sous l’administration Trump étaient liées à ce refus, et non à sa participation à un sommet des BRICS.
Par ailleurs, The Punch souligne que, malgré la décision de la Cour suprême accordant une autonomie pleine aux 774 collectivités locales il y a un an, les gouverneurs des États continuent de capter leurs fonds, pour un total estimé à 4,5 billions de nairas.
Financial Afrik indique que le chiffre d’affaires du secteur nigérian des assurances a dépassé 1 milliard de dollars en 2024, avec 1 560 milliards de nairas de primes brutes souscrites, soit une hausse de 56% par rapport à l’année précédente.
Le même média annonce par ailleurs qu’Ecobank a lancé un placement privé de 250 millions de dollars sous forme d’obligations convertibles, avec l’appui de Renaissance Capital Africa, afin de renforcer ses fonds propres.
Selon La Nation (Bénin), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) met en garde contre la domination croissante de quelques géants numériques mondiaux. Cette concentration du pouvoir économique creuse le fossé numérique entre les pays développés et les pays du Sud, notamment en Afrique.
Liberian Observer relaie une alerte du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et du Centre africain pour les applications de la météorologie au développement (ACMAD), selon laquelle plus de 825 000 Libériens sont exposés à un risque élevé d’inondation en juillet 2025.
ODL/ac/Sf/APA







