Les données de l’ONS montrent que les importations ont bondi de 19,4% au T1 2026, atteignant environ 13,74 milliards de dollars, portées par les boissons et tabacs (+54,1%), les combustibles minéraux (+47,4%), les huiles et graisses (+18%) et les articles manufacturés divers (+15,9%). Dans le même temps, les exportations ont reculé de 5,8%, en lien avec la baisse des recettes pétrolières et la contraction des exportations hors hydrocarbures.
Les exportations hors hydrocarbures ont ainsi chuté à 116,9 milliards de dinars (environ 885 millions de dollars) au T1 2025, contre 131,6 milliards de dinars un an plus tôt, marquant leur plus forte baisse depuis 2019. Cette tendance inquiète les économistes, qui y voient le signe d’une diversification économique encore insuffisante et d’une vulnérabilité accrue aux chocs externes.
Face à ce déséquilibre, les autorités mettent en avant la nécessité de renforcer la production locale, de rationaliser les importations non essentielles et de soutenir les filières exportatrices hors hydrocarbures. La réforme du système de domiciliation bancaire, la promotion des investissements industriels et le contrôle des produits de consommation sont présentés comme des leviers pour réduire la facture import et améliorer la balance commerciale.
À moyen terme, la soutenabilité de la trajectoire économique dépendra de la capacité de l’Algérie à diversifier ses sources de revenus, à améliorer la compétitivité de son industrie et à maîtriser sa demande intérieure.
Les prochains rapports de l’ONS et les indicateurs du second semestre seront scrutés pour évaluer l’efficacité des mesures de régulation et la résilience de l’économie face aux fluctuations des prix du pétrole.
MK/AK/Sf/APA







