Alors que son rôle est apprécié dans lac coopération sud-sud, le Maroc considère le Brésil comme une porte d’entrée sur l’ensemble du Mercosur, et un relais de croissance pour ses exportations non traditionnelles.
En visite à Marrakech, l’ancien président brésilien Michel Temer a salué la solidité des relations économiques entre le Maroc et le Brésil, insistant sur leur caractère stratégique et mutuellement bénéfique. Le partenariat entre les deux pays se renforce autour de l’agriculture, des engrais, des énergies renouvelables et de l’industrie agroalimentaire.
S’exprimant à l’occasion d’un forum bilatéral sur l’investissement, Michel Temer a rappelé l’importance croissante du Maroc dans les échanges Sud-Sud, en particulier en Afrique de l’Ouest et en Amérique latine. Le Brésil, grand producteur agricole, voit dans le Maroc un fournisseur de premier plan en phosphates et dérivés (notamment via le Groupe OCP), mais aussi un partenaire stratégique pour la sécurité alimentaire et l’innovation verte.
De son côté, le Maroc considère le Brésil comme une porte d’entrée sur l’ensemble du Mercosur, et un relais de croissance pour ses exportations non traditionnelles (textiles, composants automobiles, services numériques, etc.). Le développement de lignes maritimes directes entre Tanger Med et les ports brésiliens figure parmi les priorités des opérateurs économiques des deux pays.
Cette rencontre illustre la volonté des deux États de passer d’un commerce intercontinental classique à une alliance structurelle, fondée sur la complémentarité productive, les co-investissements et la coordination diplomatique sur les scènes internationales. À terme, un accord bilatéral de coopération renforcée pourrait être envisagé, en soutien aux objectifs de la ZLECAf et des BRICS élargis.
MK/Sf/ac/APA







