De Dakar à Abuja, en passant par Conakry et Ouagadougou, l’actualité ouest-africaine de ce vendredi 26 septembre met en lumière les luttes contre la corruption, les défis sécuritaires et les réformes politiques.
La scène politique sénégalaise s’anime avec la décision de justice concernant l’ancien ministre Mansour Faye. Selon Dakaractu, il a été libéré sous contrôle judiciaire après avoir été inculpé pour plusieurs infractions financières présumées, dont détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. Ces poursuites sont liées à sa gestion des fonds du Programme de résilience économique et sociale (PRES) dans le cadre du Fonds Force Covid-19, estimés à 2,7 milliards de francs CFA.
Dans le même temps, les autorités militaires poursuivent leurs actions de terrain. Comme le rapporte Pressafrik, les armées sénégalaises, via la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), ont intensifié leur mobilisation contre les inondations dans le nord du pays. Le génie militaire érige des digues de protection à Aram, Fanaye, Diamel, Ngouye et Thilogne, dans les départements de Matam et Podor, afin de sécuriser les zones riveraines du fleuve Sénégal.
À l’international, la diplomatie de l’Alliance des États du Sahel (AES) occupe une place centrale. Selon Maliweb, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont rencontré à New York le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, en marge de la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU. Ils ont insisté sur la nécessité de corriger les « erreurs d’appréciation » dans le traitement des questions sécuritaires et ont rappelé que la lutte contre le terrorisme ne pouvait se faire sans la participation de leurs pays. Mahmoud Ali Youssouf a promis d’adapter les décisions de l’UA aux réalités du terrain.
Dans la même veine, l’Agence d’Information du Burkina (AIB) rapporte que la Russie a réaffirmé son engagement à soutenir l’AES, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Ce dernier a promis un appui opérationnel aux forces de défense et de sécurité, notamment en vue de la mise en place d’une force unifiée.
En Guinée, une avancée sociale majeure est signalée. Africaguinee annonce que le président Mamadi Doumbouya a promulgué une loi dédiée à la promotion et à la protection des personnes en situation de handicap. Ce texte, adopté fin août par le Conseil national de la transition, marque un pas important vers une meilleure inclusion des personnes vulnérables.
En Côte d’Ivoire, c’est une affaire de sécurité routière qui fait la une. Abidjan.net rapporte que l’artiste Molare, figure du coupé-décalé, a vu son permis de conduire suspendu jusqu’en 2030. La Commission spéciale de suspension et de retrait de permis le sanctionne pour conduite dangereuse et mise en danger de la vie d’autrui, après un accident mortel.
Au Bénin, le processus électoral se précise. Banouto informe qu’un comité de sélection des candidats du parti Les Démocrates a été installé le 24 septembre, sous la présidence de Boni Yayi. Composé de 15 membres, il est chargé de proposer des profils pour les élections communales, législatives et présidentielle de 2026. Boni Yayi a appelé à « proposer le duo gagnant » et à agir dans « l’intérêt supérieur de la nation », alors que le dépôt des candidatures à la présidentielle est prévu du 10 au 14 octobre 2025.
Au Nigéria, l’opposition s’organise. Selon Punch, l’ancien vice-président Atiku Abubakar a participé jeudi à une réunion de la coalition du Congrès démocratique africain (ADC) à Abuja, aux côtés de figures comme Nasir el-Rufai, Isa Pantami ou encore Aminu Tambuwal. Atiku a présenté ce rassemblement comme une riposte aux « oligarques » accusés de promouvoir la pauvreté et l’insécurité dans le pays, alors que l’ADC se positionne comme une troisième force en vue des élections de 2027.
Enfin, au Ghana, les autorités s’attaquent aux dérives des réseaux sociaux. Pulse Ghana rapporte que l’Autorité de cybersécurité (CSA) a mis en garde les nouveaux diplômés du secondaire contre l’usage de propos indécents, notamment des menaces d’« enlever les maris des femmes », qui circulent en ligne. La CSA rappelle que de tels comportements peuvent avoir des conséquences juridiques et compromettre l’avenir académique ou professionnel des jeunes, insistant sur l’importance d’une citoyenneté numérique responsable.
Sf/APA






